Bâtiment

Place au passif !

Principal promoteur du standard de construction passif en France, l’association La Maison Passive France, par la voix de son président Etienne Vekemans, invite à ne pas manquer le coche. Résultat d’une politique en faveur du bâtiment passif, la région de Bruxelle-Capitale, comme le Vorarlberg avant elle, voient ses consommations baisser malgré des surfaces qui augmentent. Un exemple à suivre.

La dernière édition de Passi’bat, le salon que l’association La Maison Passive France organise chaque année en décembre, a été l’occasion de dresser un point d’avancement du passif. Désormais, les projets passifs couvrent tous les types de bâtiments : de la maison individuelle aux quartiers passifs en passant par les collectifs, les bureaux, les écoles et même les piscines… Aussi bien en neuf qu’en rénovation, d’ailleurs. En fait, la majorité des bâtiments peuvent dorénavant être déclinés sur le mode passif, et c’est une très bonne chose. Il est en effet grand temps que les maîtres d’ouvrage bénéficient d’une assurance sur leurs consommations futures et que les habitants profitent des qualités de confort et d’économies qui vont de pair avec les bâtiments passifs.

 

Des projets passifs en augmentation constante

 

Depuis cinq ans que l’on observe, que l’on ausculte les débuts de la construction passive en France, on peut dire que les projets n’ont jamais été aussi nombreux qu’aujourd’hui: un petit millier de bâtiments recensés dans l’Hexagone, avec bientôt une centaine de bâtiments labellisés (une dichotomie de chiffres que l’on rencontre dans d’autres pays aussi, là ou la labellisation passive ne donne accès à aucun avantage pécuniaire).

C’est donc le moment d’aller plus loin dans cette démarche. Il faut rendre le passif plus facile pour les équipes qui s’y destinent, en développant plus encore l’offre de formation. C’est ce que nous allons faire prochainement en proposant des formations à destination des artisans et des cours visant essentiellement la rénovation et le bâtiment tertiaire. Mais la formation n’est pas tout : la visibilité des produits adaptés au passif doit elle aussi s’améliorer. Nous sommes ravis que de nombreux fabricants français proposent aujourd’hui une offre spécifique pour la construction passive (triple vitrage, double flux, ITE, etc.), mais celle-ci doit s’étoffer. Et notamment s’adapter au besoin croissant de la rénovation. Dans ce domaine, nous avons encore beaucoup de travail à faire, mais en unissant nos efforts et en travaillant avec nos voisins européens, nous irons plus vite.

 

Des consommations en baisse en région Bruxelles-Capitale

 

Car nos voisins belges, anglais et allemands – eux – vont déjà très vite. Nous avons eu l’occasion rare, à Passi’bat, de voir l’un des anciens collaborateurs de la ministre bruxelloise de l’Environnement et de l’Energie nous dire, chiffres à l’appui, que grâce aux dix dernières années d’investissement dans le passif, la région de Bruxelles-Capitale voyait désormais ses consommations baisser, même si les surfaces augmentent. On avait déjà pu constater le même phénomène au Vorarlberg, une région d’Autriche considérée comme l’un des fiefs de la construction passive dans le monde. Mais voir que la même chose se produit dans une région aussi importante que Bruxelles, c’est tout simplement extraordinaire. Cela prouve que la réduction des consommations au niveau macro-économique n’est pas un leurre, mais une réalité. Là encore, c’est une très bonne nouvelle. Cela signifie aussi que grâce au passif, où le coût du chauffage par jour est de l’ordre de celui d’une tasse de café, il est possible d’améliorer le quotidien de nos huit millions de concitoyens qui se trouvent en situation de précarité énergétique.

Nous – architectes, ingénieurs, professionnels de la construction – avons des solutions pérennes et qui ont fait leurs preuves à proposer. Le passif en est une. Ne la laissons pas passer.

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  • - Le

    Le passif est l'AVENIR du bâtiment !

    Et que l’on ne s’y trompe pas : il n’y aura pas de performance en bricolant « à la française » une RT 2020 dont tout le monde se gargarise déjà alors même que la 2012 est globalement incomprise et probablement inapplicable. Il faut aussi s’approprier le passif comme l’ont fait les belges et les autrichiens. Le passif, ça marche PARTOUT et même en France !!
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