Paysage

Pierre-Emmanuel Bois, le rayonnement du vert

Mots clés : Bois - Energie renouvelable

Après 14 ans au poste de délégué général de l’Union nationale des entreprises du paysage, Pierre-Emmanuel Bois tire sa révérence le 31 juillet. Le juriste lyonnais engage alors un nouveau chapitre de sa vie professionnelle, comme délégué général de la confédération générale de la betterave, au croisement de l’alimentation et des biocarburants.

Trois permanents en 2002, 35 équivalents temps plein en 2016 : le décuplement des moyens humains de l’Union nationale des entreprises du paysage (Unep) aura marqué les 14 années de Pierre-Emmanuel Bois dans cette organisation, sous l’autorité de quatre présidents. Mais le délégué général préfère commencer par évoquer le doublement de l’audience de l’organisation, parmi les 28 600 entreprises de paysage : « Nous étions 1460 adhérents en 2002, à la fin de la présidence de Jean Millet et au début de celle de Didier Leroux. Nous sommes 2808 aujourd’hui »…

 

Accompagner le changement

 

« Professionnalisez l’Unep » ! Pour mettre en œuvre ce mot d’ordre de son premier président, Pierre-Emmanuel Bois a harmonisé les statuts et les moyens accordés aux régions : un délégué à plein temps pilote chacune des 14 délégations, épaulé par une assistante contractualisée à temps partiel ou complet, selon l’importance de chacune d’elles. Ce principe d’équité territoriale découle d’une éthique constante : « J’ai toujours cherché à accompagner le changement plutôt que de le refuser ; et à garder le cap sur l’intérêt collectif, au-delà du catégoriel ». Le diplômé de Sciences-Po Lyon a porté ce message bien au-delà de l’Unep, comme président du réseau des dirigeants d’associations professionnelles entre avril 2013 et octobre 2015.

La perspective d’une interdiction des produits phytosanitaires dans l’espace public a donné la mesure de son engagement pour amener les entreprises du paysage sur la voie de la transition écologique : « Même dans ce domaine où certains acteurs de la filière nous ont perçus comme trop progressistes, les professionnels ont bien compris la nécessité d’accompagner le changement ».

Le délégué général reconnaît volontiers qu’un terrain favorable a précédé son arrivée dans la filière verte. « En 2001, quand l’Unep a signé une convention collective nationale unique sur la prévoyance santé, l’agriculture en alignait 140 », rappelle-t-il. L’image d’un patronat éclairé et ouvert au dialogue social s’est diversifiée dans le registre culturel en 2007, quand l’Unep s’est affichée comme partenaire du ministère de la Culture, dans les Rendez-vous au jardin.

 

Vendre les bienfaits

 

Sur ces fondations, l’actuel délégué général a contribué à construire l’argumentaire économique de la profession et son rayonnement au-delà de la filière paysage : « Le culturel, c’est bien. Mais nous devons nous mobiliser pour vendre les bénéfices et les bienfaits apportés par les travaux paysagers », insiste-t-il. Pour structurer ce message à partir de 2005, le travail d’un stagiaire partagé avec la Société nationale d’horticulture de France a jeté des premières bases, relayées par une communication tournée vers le grand public. Le 24 mai dernier, cette démarche a abouti à la publication de l’étude commandée par l’Unep au cabinet d’analyse économique Asterès, intitulée : « Les espaces verts urbains : lieu de santé publique, vecteurs d’activités économique ».

La démonstration de force du paysage passe par la terre où il a grandi : sous la présidence d’Emmanuel Mony, autre lyonnais et président de l’Unep entre 2007 et 2013, le syndicat a hissé Paysalia, créé en 2009, au zénith des rendez-vous professionnels des espaces verts. Le record de fréquentation enregistré en décembre dernier par ce salon biennal a confirmé le statut de Lyon, parmi les phares français de la filière.

Les réussites du double septennat du délégué général continueront à se faire sentir en 2017 : l’organisme de qualification Qualipaysage et l’Unep éliront domicile en janvier prochain, dans le XXe arrondissement de Paris, dans la « maison du paysage », vitrine dont la profession aura rêvé pendant 20 ans. La vente de l’ancienne usine reconvertie en cabinet d’architecture aura lieu le 22 juillet, avant le démarrage des travaux qui lui donneront une troisième vie. Pour Pierre-Emmanuel Bois, cette étape confortera le sentiment d’une mission accomplie.

Vous souhaitez réagir

Pour commenter l'article, vous devez être identifié ou vous inscrire
S'identifier

Pour accéder aux contenus et services en accès libre, identifiez-vous

Mot de passe oublié
S'inscrire

Vous souhaitez vous inscrire aux services proposés en accès libre.

Newsletter quotidienne et thématiques, alertes e-mail, commentaires sur les articles...

S'inscrire
En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies pour vous proposer des services et offres adaptés à vos centres d'intérêt. OK En savoir plus X