Energie

Photovoltaïque : après Google, une start-up française lance son service de calcul de potentiel solaire

Mots clés : Bâtiment d’habitation individuel - Démarche environnementale - Energie renouvelable

Spin-off d’un producteur d’énergie solaire photovoltaïque, la start-up française In Sun We Trust 2.0 lancera, le 1er novembre, une solution en ligne gratuite pour aider le particulier à équiper son logement de panneaux solaires.

Il s’attendait sûrement à voir émerger des concurrents, mais peut-être pas celui-là. En plein travail pour lancer,en novembre, son service en ligne à destination du particulier souhaitant s’équiper en panneaux solaires photovoltaïques, David Callegari a levé le voile sur « In Sun We Trust 2.0 » (« en le solaire, nous croyons » en VF) un peu plus tôt que prévu, poussé par les récentes annonces du géant américain Google à propos de son projet Sunroof

« Notre solution, c’est la même que Google », reconnaît l’entrepreneur. Un concurrent de taille, mais qui joue pour le moment à domicile : Google teste son service dans trois villes américaines et, s’il espère l’étendre à tous les Etats-Unis, n’a pas encore exprimé l’ambition de s’immiscer dans le marché du photovoltaïque hexagonal. Ce qui laisse une longueur d’avance à la start-up francilienne et son service présenté comme « inédit ». « En tant que spécialistes de l’énergie solaire, nous voyons fréquemment des statistiques selon lesquelles, si des centaines de milliers de particuliers souhaitent passer au photovoltaïque chaque année en France, seuls quelques dizaines de milliers franchissent le pas. La raison principale, c’est un manque de confiance envers les professionnels », explique le fondateur du projet In Sun We Trust 2.0.

 

Visibilité pour l’artisan local

 

L’ambition de son service est de « simplifier la démarche pour le particulier : en quelques clics, sans avoir à faire appel à un installateur, il sera en mesure de connaître la ressource solaire de sa toiture et saura s’il est judicieux ou pas d’installer des panneaux solaires chez lui ». Comme pour le service de Google, le particulier n’aura qu’à indiquer son adresse postale et ses habitudes de consommation énergétique pour se voir proposer une estimation du potentiel solaire de sa toiture et des économies que l’installation pourrait représenter à long terme. « Dans un deuxième temps, nous conseillerons de faire appel à un professionnel pour affiner le diagnostic en proposant une mise en relation avec des installateurs que nous aurons référencés. Pour nous, l’installateur est un artisan du bâtiment et c’est son expertise qui permettra d’optimiser le système. Sur ce point, nous privilégierons le développement du tissu économique régional et local », précise David Callegari. Pierre angulaire du modèle économique d’In Sun We Trust 2.0, une commission sera prélevée auprès de l’artisan lors de la mise en relation avec le client, « Ça offrira une force de frappe et une visibilité à l’artisan local, et ça ne coûtera pas plus cher au particulier », assure-t-on.

Côté technique, si Google peut compter sur Maps, son service « maison » de cartographie aérienne, In Sun We Trust 2.0 s’appuie sur un partenariat avec l’Institut national de l’information géographique et forestière (IGN). Le service sera lancé le 1er novembre et un démonstrateur présenté dans la foulée lors de la COP21, la conférence des Nations unies sur le climat qui se tiendra du 30 novembre au 11 décembre à Paris-Le Bourget.

 

Vous souhaitez réagir

Pour commenter l'article, vous devez être identifié ou vous inscrire
S'identifier

Pour accéder aux contenus et services en accès libre, identifiez-vous

Mot de passe oublié
S'inscrire

Vous souhaitez vous inscrire aux services proposés en accès libre.

Newsletter quotidienne et thématiques, alertes e-mail, commentaires sur les articles...

S'inscrire
En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies pour vous proposer des services et offres adaptés à vos centres d'intérêt. OK En savoir plus X