Profession

Philippe Madec récompensé pour son architecture durable

Mots clés : Architecte - Architecture

L’architecte Philippe Madec a reçu, le 13 avril à Paris, le Global Award for sustainable architecture 2012 pour l’attention qu’il porte aux ressources naturelles et humaines dans ses projets.

Philippe Madec a ressenti une « immense joie » en apprenant que le travail mené depuis des années avec ses « ateliers » de Paris et Rennes avait été distingué par le Global Award for sustainable architecture 2012. Ce prix international, remis le 13 avril à la Cité de l’architecture et du patrimoine par The Locus Fund, jette un coup de projecteur sur des architectes à la recherche d’un nouvel équilibre entre l’établissement humain et les ressources naturelles locales. « Il existe un monde de démarches expérimentales, dans l’hémisphère nord et, de plus en plus, dans l’hémisphère sud, souligne Jana Revedin, créatrice du Global Award en 2006. Avec le comité scientifique, nous pensions arrêter de décerner le prix au bout de deux ans, mais cette année nous avions une soixante de noms sur notre liste. » Les cinq lauréats 2012 proviennent de France, des Pays-Bas, de Norvège, d’Irak et de Thaïlande (  palmarès illustré en cliquant ici ).

 

Ressources locales

Né en 1954 à Brest dans une « famille proche de la nature », Philippe Madec estime que « l’architecture durable n’est pas faite de murs ou de planchers, mais d’êtres ». Il pense qu’« un projet n’est fort, épais, intelligent, que s’il y a une implication humaine ». Ce fut notamment le cas à Plourin-lès-Morlaix, un bourg rural du Finistère dont le centre a été restructuré pendant plus d’une décennie en concertation avec ses habitants. Côté matériaux de construction, Philippe Madec prône une « architecture consubstantielle ». C’est-à-dire un édifice qui soit bâti avec les ressources disponibles dans sa région d’implantation, comme par exemple le pin douglas au parc écologique Izadia à Anglet ou le chêne au château de Mayenne (portfolio ci-dessous).

 

 

De manière plus littéraire, l’écrivain Philippe Madec a remarqué qu’un changement de vocabulaire s’était opéré au tournant du millénaire. « Au siècle dernier, décrit-il, l’architecture était moderniste, métaboliste, futuriste, post-moderniste, déconstructiviste. A présent, elle est durable, enviable, soutenable, partageable, désirable. Le suffixe « -iste », rattaché à la notion de système, a été remplacé par « -able », évoquant la possibilité d’être. » Lorsqu’on lui demande une définition du développement durable, Philippe Madec répond : « Porter un regard bienveillant sur la Terre et sur l’Homme. »

 

A lire aussi, le grand entretien avec Philippe Madec réalisé en 2009 par «Le Moniteur», en cliquant ici .

Focus

Palmarès Global Award 2012

Les cinq architectes lauréats de l’édition 2012 du Global Award for sustainable architecture sont : une équipe norvégienne (TYIN) qui mène des actions d’urgence en Asie et en Afrique ; une architecte irakienne (Salma Samara Damludi) engagée au Yémen ; un architecte néerlandais (Anne Feenstra, AFIR architects) qui pratique l’« emergency architecture » en Afghanistan, au Tibet et jusqu’en Inde ; un architecte thaïlandais (Suriya Umpansiriratana) constructeur de couvents bouddhistes et enfin un architecte et théoricien français (Philippe Madec).

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