Energie

Performance énergétique des bâtiments : Afnor lance une consultation sur la future norme européenne et internationale

Mots clés : Architecte - Conception - Efficacité énergétique - Normalisation - Marquage CE - Réglementation européenne - Réglementation thermique et énergétique

Industriels, architectes, bureaux d’études… Les professionnels du bâtiment ont jusqu’au 13 octobre pour participer à l’enquête publique AFNOR consacrée au projet de norme européenne et internationale sur la performance énergétique globale des bâtiments (NF EN ISO 52000-1). Des enjeux qui impliquent tout un secteur.

Dans la perspective d’étabblir une norme européenne, puis internationale, chaque pays de l’UE votera, d’ici fin novembre, dans le cadre du Comité européen de normalisation, sur la proposition de texte portant sur la mesure de la performance énergétique globale des bâtiments. D’ici là, les états-membres doivent arrêter leur position.

Afnor est en charge de cette mission pour la France et organise une enquête publique pour recueillir l’avis et les recommandations des acteurs concernés par la future norme NF EN ISO 52000-1. Une démarche essentielle pour élaborer une norme volontaire qui profite à tous, expliquent Johann Zirngibl, chef de mission au CSTB (Centre Scientifique et Technique du Bâtiment) et Dan Napar, Chieff Technology Officer chez Siemens Building Technologie, tous les deux en charge de plusieurs groupes de travail européens sur le sujet.

« L’enjeu économique est important pour les industriels, les bureaux d’études, les architectes,… qui pourraient transposer facilement leurs méthodes de travail d’un pays à l’autre, avec à la clef d’importantes économies d’échelles », détaille Johann Zirngibl.

Le principal défi réside dans l’élaboration d’un accord européen et dans la capacité de cette norme à prendre en compte toutes les dimensions envisageables. 

« Par exemple, mon groupe de travail sur le chauffage s’intéresse entre autres aux chaudières. Pour évaluer leur performance, il nous faut connaître leur fonctionnement et les normes qui les caractérisent. Tout est étroitement lié. Nous devons tenir compte de l’existant pour élaborer de nouveaux textes », explique Johann Zirngibl.

Toutes les contributions seront étudiées lors de la commission de normalisation, chargée d’arrêter la position de la France. « Elles nous permettent de mieux cerner les besoins et attentes du secteur. Un jour ou l’autre, la norme concernera les acteurs contributeurs. Contribuer à son élaboration contribue aussi à ses propres intérêts ! » conclut Dan Napar.

L’objectif final est d’aboutir à la définition d’une norme internationale dépassant le cadre européen. Sa mise en oeuvre est attendue pour juillet 2017.

 

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