Industrie/Négoce

Pénurie de carburant : l’industrie des matériaux de construction en difficulté

Mots clés : Carburant - Produits et matériaux

Dans un communiqué, l’Union nationale des industries de carrières et de matériaux de construction (Unicem) s’inquiète de la situation des entreprises de la filière, confrontées depuis une dizaine de jours à la pénurie de carburant.

Le gouvernement a promis que la situation des stations-essence s’améliorerait la semaine prochaine mais cela n’a pas suffi à rassurer l’Unicem. Après la FFB et la Capeb, c’est au tour des représentants de la filière des matériaux de construction de lancer un appel alarmiste au gouvernement pour « la survie économique » de leurs entreprises. Selon la Fédération, nombre de ces sociétés – en rupture de ravitaillement – sont aujourd’hui dans l’incapacité de livrer leurs clients.

 « Cette situation sans précédent conduit à une rupture d’approvisionnement en matériaux de construction (granulats, béton, bitume …) dans de nombreuses régions », alerte l’Unicem, qui rend compte de « situations différenciées mais toujours critiques » dans l’Hexagone :

Dans le Sud, « en région Paca particulièrement, de nombreuses unités de productions de béton, de bitume et de granulats vont être amenées à fermer au cours de la semaine à venir ».  Au Nord, « notamment en Normandie,  les unités de production de matériaux de construction, à l’arrêt partiel la semaine dernière, sont en veille sur les évolutions à venir dans la semaine, notamment sur le secteur du Havre », précise la Fédération. « Les éventuels blocages des écluses du port du Havre empêchent les déchargements de granulats marins, ainsi que les expéditions de granulats. C’est tout l’approvisionnement en granulats de l’Ile-de-France qui est potentiellement menacé. » A l’ouest, en Bretagne et Pays-de-la-Loire,  « les centrales d’enrobés ne fonctionnent déjà plus ».

Du côté du béton prêt à l’emploi, filière pour laquelle il n’existe par nature aucun stock, on considère « qu’en cas de statu quo de la situation sociale dans le pays, plus de 50% des unités de production de béton prêt à l’emploi seront dans la nécessité d’arrêter leur production dès le milieu de la semaine. Le manque à gagner pour la profession serait de plus de huit millions d’euros par semaine », estime l’Unicem.

Appel à l’instauration d’un service minimum 

 Dans ce contexte, l’Unicem «  demande aux pouvoirs publics d’assurer aux entreprises les moyens d’honorer leurs carnets de commandes » et, plus généralement,

–         « de veiller au respect du droit et de prendre les mesures permettant de garantir l’intérêt général, la liberté de travailler et de circuler librement.

–         – d’instaurer un service minimum applicable au secteur de la production et de la distribution d’énergie afin d’assurer l’approvisionnement des entreprises ».

 

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