Paysage

Paysalia bat ses propres records

La quatrième édition de Paysalia atteindra des records, du 1er au 3 décembre à Eurexpo Lyon : plus de 450 exposants ont répondu présent à la manifestation qui attend 14 000 visiteurs. Une quinzaine de fédérations professionnelles profitent du rendez-vous biennal de la filière paysage pour y organiser leur propre manifestation.

Signe de la reconnaissance grandissante dont jouit Paysalia dans la sphère des professions qui gravitent autour des jardiniers : un nombre croissant d’institutions utilise ce salon comme tremplin pour leur communication.

L’association interprofessionnelle du béton Cimbéton, qui avait choisi l’an dernier le Salon des maires pour proclamer les lauréats de son palmarès annuel en aménagement du territoire, passera pour la première fois le canal de Paysalia. D’autres rendez-vous, déjà rôdés, prennent une nouvelle impulsion : sous le titre « Territoires d’innovation », les visites de sites exemplaires de la métropole de Lyon se dérouleront pendant deux jours, au lieu d’un, pour répondre à la demande d’exemples probants, formulée par les collectivités et les professionnels.

L’édition 2015 de Paysalia marquera la plus forte mobilisation conjointe jamais réalisée par les pépiniéristes français : 40 entreprises conjuguent leur talent dans ce but et font mentir l’image d’individualisme qui colle à cette profession.

 

Promesse sportive

 

Comme son concurrent Profield Events, GL Events prévoit d’occuper la place laissée vacante, dans le domaine des aménagements sportifs, par la disparition de GreenExpo. Cette stratégie justifie l’ampleur inédite de l’événement dans l’événement : Wellgreen by Paysalia. « Nous avons toujours affiché la vocation de Paysalia dans le sport. Le moment est venu de tenir cette promesse, qui met en valeur une composante très spécifique de la filière paysage, tant par la technique que par l’accès aux marchés », commente Noémi Petit, la directrice du salon concédé à GL Events par l’Union nationale des entreprises du paysage. Là aussi, l’agglomération lyonnaise offre un exemple remarquable pour une visite technique : le stade semi-permanent Matmut Stadium, géré par l’entreprise régionale Parc & Sport. L’association Fedairsport s’est associée à l’organisation, et l’Unep profite de l’occasion pour rendre publique ses nouvelles règles professionnelles consacrées à l’entretien des terrains sportifs.

 

Echo parisien

 

Tous ces enrichissements de l’édition 2015 restent orientés autour du message central : « Mettre en valeur le métier de maître jardinier, fer de lance de la filière qui sait réjouir le regard grâce à son professionnalisme », résume Noémi Petit. La proclamation du lauréat du concours du Carré des jardiniers met en scène ce message avec d’autant plus de force que Paysalia se coordonne avec Jardins, Jardin : le festival parisien de juin accueillera le projet lauréat du concours du carré. Paysalia, de son côté, réunira pour la première fois cette année l’élite des jardins éphémères, vainqueurs des 13 éditions successives des compétitions orchestrées par Jardins, Jardin.

Une intensité renouvelée marquera la transmission du même message aux générations montantes, à travers le concours de reconnaissance des plantes. Les 89 candidats sélectionnés, parmi 1 000 jeunes issus de 17 régions, constituent un record. La création d’une nouvelle épreuve réservée aux professionnels donne au concours une dimension de transmission intergénérationnelle autour d’une compétence de base dont l’acquisition est devenue plus compliquée, depuis le raccourcissement à trois  ans, au lieu de quatre, du cursus conduisant au bac pro. « L’impact médiatique croissant de cette compétition, en particulier dans la presse quotidienne régionale, constitue un encouragement pour ces jeunes », s’enthousiasme Noémi Petit.

 

Elan transgénérationnel

 

Comme en écho, Pierre Laravoire, professeur à l’école Du Breuil, s’exclame : « Les moyens apportés par l’Unep au service de cet événement consolident le pont entre la profession et les écoles, et contribuent souvent à mettre en valeur les talents d’élèves qui connaissent des difficultés dans d’autres domaines ». Tenante du titre, la région  Ile-de-France présentera cette année trois candidats du lycée parisien, lauréats, en mai dernier, de la sélection régionale qui s’est jouée au Jardin des plantes, dans les niveaux cinq, quatre et trois de la filière paysage (brevet, bac et licence).

Favorisé par son jardin botanique en perpétuel renouvellement, le lycée implanté au bois de Vincennes dispose, depuis trois ans, d’un local dédié à la reconnaissance des végétaux, aménagé dans l’ancien laboratoire de Sciences des sols. Tout en démontrant l’importance qu’il accorde à l’événement phare de Paysalia pour les jardiniers du futur, Pierre Laravoire insiste sur sa dimension festive et ludique, illustration des valeurs de bienveillance et de générosité qui animent les maîtres jardinier : plus encore que le business, ce message-là justifie de répondre présent au rendez-vous lyonnais.

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