Immobilier

Patrimoine immobilier des universités : Thierry Mandon veut lancer une expérimentation dans « au moins trois régions »

Mots clés :

Conservation du patrimoine

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Enseignement supérieur

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Établissement recevant du public (ERP) ou assimilé

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Gestion et opérations immobilières

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Gestion immobilière

« Il faut que les universités françaises soient propriétaires de leur patrimoine immobilier et foncier », a déclaré Thierry Mandon lors d’un déplacement à Toulouse, le 22 février 2016. Le secrétaire d’État à l’Enseignement supérieur et à la Recherche veut lancer, dès 2017, une expérimentation « dans au moins trois régions » pour permettre aux universités de gérer leur patrimoine.

Ces expérimentations feraient l’objet d’un accord entre l’État, les universités ou les regroupements universitaires, les collectivités territoriales volontaires et « les acteurs qui savent faire de l’ingénierie foncière et immobilière ». Le dispositif devrait être rendu public fin mars. Déjà la région Languedoc-Roussillon/Midi-Pyrénées, a fait part de son souhait d’entrer dans cette expérimentation.

À Toulouse, avec le projet de la cité internationale des chercheurs, « on a la démonstration d’un système aberrant : les universités investissent, les collectivités territoriales sont prêtes à investir et un dossier est bloqué parce que des administrations parisiennes ne sont pas tout à fait d’accord entre elles pour libérer un terrain qui doit permettre la construction d’une cité internationale des chercheurs », affirme Thierry Mandon, à l’intention de la communauté universitaire toulousaine, le 22 février 2016. « On marche sur la tête ! », estime le secrétaire d’État.
Il réagit à la « requête » formulée par Marie-France Barthet, présidente de la Comue Université fédérale de Toulouse Midi-Pyrénées, dans son discours, lui indiquant qu’elle attendait depuis six mois le retour des expertises techniques du ministère et celui de France Domaine sur le projet de cité internationale des chercheurs, inscrit dans le plan campus et dans le CPER 2015-2020.

Réaffirmant son souhait de « prototyper » de nouveaux modes de dévolution du patrimoine aux universités (1), comme il l’avait déjà fait devant la CPU en décembre dernier, Thierry Mandon souhaite que les universités françaises soient propriétaires de leur patrimoine immobilier et foncier « beaucoup plus que ce qui était prévu ». Il prévient néanmoins que cette dévolution « ne se fera pas du jour au lendemain [ni] n’importe comment ». « Il va falloir faire de l’ingénierie pour que cela soit faisable », ajoute-il en précisant qu’il « ne s’agit pas de transférer des charges que les universités ne pourraient pas assumer ».

 

La région Languedoc-Roussillon/Midi-Pyrénées candidate

 

Interrogé sur le périmètre de cette expérimentation, Thierry Mandon répond qu’elle pourrait avoir lieu « dans au moins trois régions » et concerner un établissement, un groupement d’établissements, plusieurs sites universitaires réunis au sein d’une région. Il insiste sur l’importance de la volonté des collectivités territoriales dans ce domaine. Le dispositif devrait être rendu public fin mars.

Carole Delga, présidente (PS) du conseil régional Languedoc-Roussillon/Midi-Pyrénées, a fait part de son souhait d’entrer dans ce processus d’expérimentation. « Nous avons la chance dans cette nouvelle région d’avoir plusieurs sites universitaires. […] Avec l’idex, l’UFTMP a de très bons arguments pour démontrer que la fédération des énergies, la fédération des compétences a déjà porté ses fruits et qu’elle doit continuer ». Elle voit dans cette expérimentation la possibilité d’avoir « une innovation de dialogue et de construction de projets d’enseignement supérieur et de recherche au niveau de la région ». Carole Delga juge « indispensable » une expérimentation rassemblant « les différents sites universitaires de la région ». « C’est à travers une fédération à l’échelle de la nouvelle région que nous devons travailler en liaison avec l’État », explique-t-elle.

« Dans le domaine de l’ESR, nous devons innover. Nous ne devons pas rester dans des carcans administratifs parce que c’est un secteur qui est en perpétuelle évolution. C’est un secteur est déterminant pour l’économie et l’emploi dans une région », insiste Carole Delga.

 

Source : www.aef.info

Focus

Toulouse, seule métropole sans cité internationale des chercheurs

La cité internationale des chercheurs vise à construire 300 logements dans le centre-ville de Toulouse pour des chercheurs et doctorants étrangers. Avec cet équipement, l’Université de Toulouse compte « élargir son attractivité et consolider son rayonnement international. Toulouse est la seule métropole à ne pas avoir un tel équipement », regrette Marie-France Barthet, la présidente de l’UFTMP.

Prévue initialement dans l’opération campus, cette opération de démolition/construction de 12 000 m2 vient d’être réintégrée dans le CPER 2015-2020. La livraison de ce bâtiment est prévue en 2019.

(1)    Trois universités sont actuellement propriétaires de leur patrimoine immobilier : Toulouse-I Capitole, Poitiers et Clermont-I Auvergne

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