Collectivités territoriales

Patrick Kanner signe le contrat de ville de Bordeaux Métropole

Mots clés : Gouvernement - Politique de la ville - Sport

Le ministre de la ville, de la jeunesse et des sports vient de signer le contrat de ville métropolitain de Bordeaux pour la période 2015-2020. Il porte sur moins de quartiers, avec des moyens plus concentrés. Mais il est élaboré en collaboration plus étroite avec les communes.

C’est dans le jardin d’hiver de la préfecture de région que Patrick Kanner, ministre de la ville, de la jeunesse et des sports, le préfet Pierre Dartout, et Jean Touzeau, vice président de Bordeaux métropole, maire de Lormont ont signé le 2 novembre le contrat de ville métropolitain 2015-2020.

« Il n’y a pas de quartier perdu de la République » a déclaré en ouverture Patrick Kanner, citant le président de la République. Il a ensuite parlé « d’urgence de cohésion sociale et nationale ». Et surtout, de cette nouvelle méthode, plus participative, concentrée sur moins de quartiers qu’auparavant : «dans l’ancienne politique de la ville, on venait réparer, mais on ne faisait pas appel à la capacité créatrice des habitants. Ce contrat métropolitain c’est un projet de ville qui devient un projet de vie pour 12 communes, 21 quartiers dont 5 sur Bordeaux. Il concerne 61000 habitants, c’est moins qu’avant, c’est juste, mais avec les Parlementaires, nous avons voulu aider en priorité les secteurs les plus en difficulté. A l’échelle nationale, en passant de 2500 à 1500 quartiers prioritaires, nous voulons concentrer les moyens publics sur les populations les plus fragiles ». Et d’évoquer des moyens en hausse : « Notre budget de la politique de la ville a été augmenté de près de 5%, ce qui n’est pas une mince affaire. 5 milliards d’euros de budgets pour la rénovation urbaine qui implique 20 milliards de travaux pour la rénovation urbaine dans l’Anru2 ».

 85 millions pour une vingtaine de quartiers

 

Sur quels quartiers vont porter la nouvelle mouture du contrat de ville métropolitain ? Sur le territoire métropolitain, la nouvelle géographie prioritaire est ainsi passée de 35 à 21 quartiers, pour concerner 60 200 habitants contre 138 000 dans le précèdent contrat. Les contrats de ville, succèdent aux contrats urbains de cohésion sociale (CUCS) sont élaborés avec l’ensemble des acteurs locaux, bailleurs sociaux, associations, parce qu’ils intègrent les interventions sur le cadre de vie et le développement économique et de l’emploi. Jean Touzeau, vice-président de la métropole, en trace les contours : « La compétence en matière de politique de la ville qui est devenue métropolitaine par la loi Maptam (27 janvier 2014), et le Contrat de ville 2015 – 2020 a été approuvé le 26 juin dernier par le Conseil de Bordeaux Métropole ».

Et de rappeler que ce contrat est également plus participatif «les habitants des quartiers sont associés à ce contrat de ville, avec notamment la création de conseils citoyens ». De fait, ce contrat est l’aboutissement d’un long travail de co-pilotage entre l’État, Bordeaux Métropole, les communes, le conseil régional, le conseil départemental de la Gironde, la Caisse des dépôts, Pôle emploi, la Caisse d’allocations familiales, l’Agence régionale de la Santé, les Bailleurs sociaux. Etaient d’ailleurs présents tous les grands acteurs signataires, élus, mais aussi bailleurs comme Domofrance, Aquitanis, Clairsienne, Mésolia, etc…

Pour une fois, les habitants étaient bien présents, comme cette représentante associative de quartier qui demande à un journaliste d’activer bruyamment son appareil photo pour ne pas manquer la signature. Le ministre avait peut-être entendu ce petit impromptu et de conclure par ce message : « L’action publique prend du temps, mais un temps qui paraît bien long pour les habitants pour qui le changement c’est maintenant. Ce n’est pas une démarche « one shot », il nous faut mobiliser chacun d’entre nous en permanence ». La balle est clairement dans le camp des -nombreux- signataires.

 

Focus

Les territoires concernés

Le contrat de ville de Bordeaux Métropole s’applique aux quartiers prioritaires, définis par le décret n°2014-1750 du 30 décembre 2014 modifié par le décret du 14 septembre 2015 :

• Quartier Champ de course à Le Bouscat et Eysines • Quartier de l’Avenir à Bassens • Carle Vernet – Terres Neuves à Bègles et Bordeaux • Monmousseau – Paty à Bègles

• Le Lac à Bordeaux • Saint-Michel à Bordeaux • Benauge – Henri Sellier – Léo Lagrange à Bordeaux et Cenon • Grand-Parc à Bordeaux • Bacalan à Bordeaux • Palmer – Saraillère – 8 Mai 45 – Dravemont à Cenon et Floirac • Grand Caillou à Eysines • Jean-Jaurès à Floirac • Barthez à Gradignan • Carriet à Lormont • Génicart-Est à Lormont • Alpilles – Vincennes – Bois Fleuri à Lormont • Beaudésert à Mérignac • Yser – Pont de Madame à Mérignac • Châtaigneraie – Arago à Pessac • Saige à Pessac • Thouars à Talence

A côté de ces quartiers prioritaires, coexistent des territoires de veille, qui sont des quartiers précédemment classés en politique de la ville

Enfin, certains quartiers sont éligibles au nouveau programme de renouvellement urbain :

– Le quartier de la Benauge (Cité Pinson et Cité Blanche) à Bordeaux incluant le site Henri Sellier et Léo Lagrange à Cenon est classé quartier d’intérêt national. Ce quartier est partie intégrante d’une réflexion plus large qui porte sur le périmètre dit de Joliot-Curie qui concerne les communes de Bordeaux, Cenon et Floirac,

– Les quartiers de « Palmer-Saraillère-8 mai 45-Dravemont » à Floirac et Cenon et le quartier « Le Lac » à Bordeaux sont classés quartiers d’intérêt régional.

 

Focus

Les financements

Parmi les financements de la convention cadre figurent :

. L’axe urbain, traditionnel domaine d’intervention de la Métropole. A ce jour, une enveloppe de 48 millions d’euros est inscrite au programme pluriannuel d’investissement (PPI).

. L’ANRU s’est engagée à financer un nouveau programme de renouvellement urbain pour la période 2015 – 2024, parmi lesquels figurent :

– le projet d’intérêt national retenu relatif au quartier « Benauge – Henri Sellier – Léo Lagrange » à Bordeaux et Cenon. -deux projets d’intérêt régional ont été retenus pour le quartier de « Palmer-Saraillère-8 mai 45-Dravemont » à Floirac et Cenon et le quartier « Le Lac » à Bordeaux. Une enveloppe de 27 millions d’euros pour l’Aquitaine devra permettre de financer en partie ces deux projets régionaux.

. Le Conseil régional est devenu autorité de gestion du programme opérationnel des fonds FEDER : 19 millions d’euros ont été inscrits dans l’axe urbain (Politique de la ville), à l’échelle de la Région aquitaine.

 

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