Economie

Pas de hausse brutale des taux des crédits immobiliers en vue

Mots clés : Gestion et opérations immobilières

La remontée des taux directeur de la réserve fédérale américaine ne devrait pas faire grimper les taux de crédit immobilier à court terme, estiment les professionnels du secteur bancaire.

La banque centrale américaine (appelée Fed pour Federal reserve) a annoncé le relèvement de ses taux directeurs. Cela signifie qu’elle va augmenter le loyer de l’argent. Une bonne nouvelle pour les épargnants dont les placements seront mieux rémunérés. Mais une mauvaise nouvelle pour les emprunteurs, puisque les banques américaines vont répercuter cette hausse du coût de la monnaie en relevant les taux d’intérêt des prêts. Bien qu’attendue par les experts (la Fed avait hésitée à relever ses taux en septembre dernier), cette décision interroge sur une potentielle remontée des taux d’intérêt immobiliers en Europe, et plus précisément en France.

 

Limiter le risque de contagion

 

A cette question, les spécialistes du courtage en crédit immobilier se veulent rassurants. « En Europe, cette hausse n’aura pas d’effets à court terme sur les taux des prêts immobiliers », précise Philippe Taboret, directeur général adjoint du courtier CAFPI dans un communiqué de presse. D’abord, parce que la Banque Centrale Européenne (BCE) devrait limiter le risque de contagion. « Le vaste programme [de la BCE, NDLR] de rachats de dette prolongé jusqu’en mars 2017 devrait contribuer à contenir les taux d’emprunt, d’autant que contrairement aux Etats-Unis, la faible croissance en Europe et l’inflation qui reste très basse vont inciter la BCE à poursuivre sa politique de taux bas durant toute l’année 2016 », estime dans un communiqué Jérôme Robin, président et fondateur du courtier Vousfinancer.com.

Ensuite, les banques françaises se sont fixées des objectifs de crédits ambitieux, croit savoir le professionnel. Or, une remontée sensible des taux bloquerait l’intérêt des particuliers pour l’achat de logements neufs et anciens et limiterait ainsi le recours au crédit immobilier. Autre raison de ne pas craindre une remontée des taux : la hausse du taux directeur pourrait faire grimper le taux du dollar par rapport à l’euro, estime Philippe Taboret, directeur général adjoint du courtier CAFPI. « Ce qui participerait à une meilleure compétitivité des entreprises européennes et un retour de l’inflation, gages d’un possible regain de croissance. »

Pour rappel, le taux d’intérêt moyen s’élève à 2,20% pour une durée moyenne de 17,5 ans selon les statistiques de l’observatoire Crédit Logement / CSA publiées le 3 décembre dernier. 

 

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