Emploi / Formation

Partenariat sur la santé au travail : la FNTP passe à l’acte II

Mots clés : Gouvernement - Hygiène et sécurité du travail - Maîtrise d'ouvrage - Protection sociale - Risque sanitaire - Travail - Travaux publics

La FNTP en partenariat avec le ministère du Travail, l’OPPBTP, l’Institut national de recherche et de sécurité (Inrs) et la Caisse nationale d’assurance maladie des travailleurs salariés (Cnam TS) ont reconduit, le 24 octobre, leur partenariat noué en 2012 sur la santé au travail dans les travaux publics. Cet acte II cible les risques chimiques, les chutes de hauteur, et la sensibilisation des maîtres d’ouvrage à la prévention.

 

« Je préfère tout mettre en œuvre pour prévenir accidents du travail et maladies professionnelles, que de tenir la comptabilité des échecs en fin de carrière, comme l’imposait la réforme « pénibilité » votée sous le précédent mandat ! », clame Bruno Cavagné, président de la FNTP. Cette dernière, en partenariat avec le ministère du Travail, ainsi que l’OPPBTP, l’Institut national de recherche et de sécurité (Inrs) et la Caisse nationale d’assurance maladie des travailleurs salariés (Cnam TS) ont en effet renouvelé, le 24 octobre, leur partenariat sur la santé au travail dans les TP. La première convention du 29 mars 2012 « a contribué à généraliser la prise de conscience et à accélérer les progrès en matière de prévention », se félicite Bruno Cavagné. « En identifiant les risques professionnels et en garantissant leur suivi, elle a provoqué un électrochoc, et joué un vrai rôle d’accélérateur. Et les résultats sont là : les accidents du travail et les maladies professionnelles ont baissé de 20 % dans les TP en cinq ans ! »

 

Développer une culture prévention au sein des petites entreprises

L’un des objectifs majeurs de cet acte II, conclu pour une durée de cinq ans : rechercher des solutions efficaces afin d’améliorer la formation et de développer la culture de la prévention pour les acteurs des TP. La convention prévoit, à cet effet, une mutualisation des connaissances des cinq partenaires, afin d’identifier et de promouvoir les bonnes pratiques en la matière. Muriel Pénicaud, ministre du Travail,  insiste à ce titre sur la nécessité de renforcer l’accompagnement des TPE et des PME. « En termes de méthodologie,  d’outils, de process, les grandes entreprises se sont équipées, y compris en se dotant de préventeurs internes. Entretenir cette culture permanente est bien plus difficile pour la petite entreprise, qui vit avec plus d’incertitudes sur les conditions d’exercice de ses chantiers. » D’où  la nécessité d’un « maillage territorial, d’une proximité, qui sont essentiels ». Les partenaires signataires associeront ainsi leurs représentants régionaux, qui apporteront leur soutien aux travaux des commissions régionales Santé et Sécurité des fédérations régionales des TP. Ces dernières ont notamment pour fonction d’épauler les entreprises pour les aider à renforcer leur culture prévention, mais aussi de relayer la politique de la FNTP en l’adaptant aux besoins de la région.   

 

Haro sur les risques chimiques et les TMS

Avec ce nouveau partenariat, les signataires ciblent la lutte contre les troubles musculo-squelettiques (TMS) et les risques chimiques. Les thèmes visés par la première convention (risques routiers, rayons ultra-violets, bien-être au travail, matériel, engins de chantier et addictions) feront, quant à eux, l’objet d’un suivi annuel. Les partenaires s’attèleront,  en outre, à la sensibilisation des maîtres d’ouvrage à la santé des salariés.

Autre axe de la convention : renforcer la prévention des risques dans les formations initiales et continues aux métiers des TP. « Ce partenariat démontre la volonté de notre fédération et de notre branche de compter parmi les acteurs et les secteurs responsables et exemplaires sur ces sujets, avance Bruno Cavagné. Nous mettons tout en œuvre pour figurer dans le haut du panier. »

«La santé et la qualité de vie au travail est un sujet d’attractivité, mais investir dans ces domaines contribue aussi à la compétitivité, à la performance de l’entreprise », rappelle Muriel Pénicaud. La ministre du Travail en profite pour établir un parallèle avec le détachement de travailleurs, et se réjouir de l’issue de la réunion des ministres du Travail au Conseil européen du 23 octobre, sur la révision de la directive de 1996. « Offrir une meilleure protection aux salariés détachés, c’est aussi favoriser une concurrence équilibrée et loyale. Il n’y a pas donc pas d’antinomie entre le domaine économique et le domaine social, mais au contraire une convergence ! »

 

Vous souhaitez réagir

Pour commenter l'article, vous devez être identifié ou vous inscrire
S'identifier

Pour accéder aux contenus et services en accès libre, identifiez-vous

Mot de passe oublié
S'inscrire

Vous souhaitez vous inscrire aux services proposés en accès libre.

Newsletter quotidienne et thématiques, alertes e-mail, commentaires sur les articles...

S'inscrire
En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies pour vous proposer des services et offres adaptés à vos centres d'intérêt. OK En savoir plus X