Aménagement

« Parole donnée », par Maxime Bitter

La décision du Ciact du 6 mars de terminer en temps et en heure la génération actuelle des contrats de plan relève, à priori, de l’impossible. Même avec 500 millions d’euros de crédits supplémentaires, l’Etat ne pourra dépasser un taux d’exécution de 80% fin 2006. Un taux qui couvrira des chantiers routiers qui ne commenceront qu’en 2007, voire en 2008.

Alors quel est l’intérêt? Terminer la génération actuelle des contrats de plan permet d’engager dès maintenant les négociations pour la prochaine. Par ailleurs, le calendrier français pourra être calé sur le tempo européen… si l’on ne prend pas trop de retard.
Mais c’est surtout faire respecter le caractère irréversible de la parole de l’Etat.

En effet, comment construire la confiance entre un peuple et l’autorité publique si les propos ne sont pas suivis des faits ? L’épisode Suez-GDF qui va amener le Parlement à défaire une loi qu’il a adoptée un an plus tôt assombrit déjà l’horizon. Et les présidents des conseils régionaux ne sont pas moins pointilleux que les responsables syndicaux. Ils veilleront sans aucun doute au strict respect des engagements que le Premier Ministre a pris lundi dernier.
Alors plutôt que de multiplier les promesses, l’Etat devrait veiller à la réalisation effective de ses engagements en matière d’infrastructures. Gageons qu’élus, entrepreneurs et citoyens surveilleront de près cette nouvelle feuille de route.

Maxime Bitter est journaliste au service Economie-Entreprises du Moniteur

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