Etat et collectivités

Paris présente son premier contrat de partenariat de performance énergétique

Mots clés : Efficacité énergétique - Politique énergétique - Réglementation thermique et énergétique

Le 14 mars, la ville a dévoilé à la presse les détails de son premier CPPE signé avec la société Nov’Ecoles Paris pour la rénovation énergétique de cent écoles. Objectif : réaliser 30% d’économies d’énergie et de réduction de gaz à effet de serre sur l’ensemble du parc pendant vingt ans.

Le vaste projet de rénovation énergétique des écoles parisiennes entre dans sa phase opérationnelle. L’équipe municipale et son cocontractant, Nov’Ecoles Paris (groupement composé d’EDF Optimal Solutions, Caisse des Dépôts et Consignations et Atlante Gestion), ont organisé le 14 mars la visite d’une école-pilote dans le 14e arrondissement. L’occasion de présenter le calendrier et les modalités du contrat de partenariat de performance énergétique (CPPE) signé le 1er décembre dernier par la ville et Nov’Ecoles Paris. Au menu : la rénovation de 47 écoles maternelles et primaires d’ici à la fin de l’été 2012, et 53 autres avant la rentrée 2013. Ce premier lot d’écoles, sur les 660 que compte la capitale, constitue un test. La ville est engagée dans un plan climat depuis 2007 et souhaite améliorer la performance énergétique de l’ensemble de son parc d’ici à 2020 – elle réfléchit déjà au lancement d’une nouvelle opération pour 200 autres écoles. Elle a donc constitué un premier lot représentatif des écoles parisiennes pour le bâti et les aspects thermiques.

Un gain espéré de 15 millions d’euros

Le titulaire a souhaité mettre en place une salle de classe-témoin, pour permettre à chacun des acteurs d’apprécier la pertinence des solutions techniques (luminaires basse consommation, isolation des façades, survitrages aux fenêtres…) envisagées avant leur généralisation. Les travaux qui vont maintenant débuter s’effectueront sans fermer les écoles, en fonction des vacances scolaires et des disponibilités des entreprises. Cela implique « une organisation complexe », reconnaît Denis Baupin, adjoint au maire de Paris en charge de l’Environnement qui présente l’opération comme « le plus grand chantier de rénovation thermique » jamais lancé en France. Aux problématiques d’organisation s’ajoute en effet l’hétérogénéité architecturale et technique du parc avec des bâtiments construits pour moitié avant 1948 et dont les plus anciens datent de 1880.

Actuellement, les écoles parisiennes consomment 351 920 mégawatt.heure par an en énergie primaire et génèrent 55 000 tonnes de CO2, le chauffage représentant le principal poste de dépense en énergie. La facture énergétique des cent écoles retenues s’élève aujourd’hui à 2.3 millions d’euros par an. Grâce au CPPE conclu avec Nov’Ecoles Paris, la ville attend une baisse de consommation de 31.5% (10695 MWh par an) et des gaz à effet de serre de 34,5% (2300 tonnes de CO2 en moins), soit une économie annuelle de 850 000 euros par an. Au total, le gain espéré après travaux est de 15 millions d’euros pour un coût global de 52,1 millions d’euros HT.

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