Collectivités territoriales

Paris lance 120 000 m2 de travaux dans les équipements publics

Mots clés : Réglementation

Le 5 décembre, la Ville de Paris a présenté son plan d’investissement dans les équipements publics d’un montant de 250 millions d’euros. Les appels d’offres seront lancés tout au long de l’année 2017.

D’ici à la fin de la mandature, la Ville de Paris va construire, restructurer ou rénover 60 équipements publics: écoles, crèches, centres sportifs, musées, théâtres, cuisines centrales, garages, etc. Ces opérations représentent une surface totale de 120 000 m2 et un montant de travaux de 250 millions d’euros HT. Les appels d’offres seront lancés tout au long de l’année 2017.

«Nous voulons des bâtiments plus économes. Nous avons recherché la sobriété architecturale mais aussi financière», a indiqué Jacques Baudrier, Conseiller de Paris, délégué à l’architecture, lors de la présentation de ce plan d’investissement, le 5 décembre, au Pavillon de l’Arsenal. «L’objectif est de diminuer le coût global des bâtiments de 30% par rapport à ce qui se pratiquait auparavant», a indiqué Julien Bargeton, adjoint aux finances et aux marchés publics de la maire de Paris.

 

Fin de l’allotissement

 

Parallèlement à ce souci d’économies, la Ville veut réduire les retards dans les livraisons des équipements publics (six mois en moyenne) ainsi que les malfaçons. «Nous voulons améliorer la finition des ouvrages», a lancé Marie-Hélène Borie, directrice du patrimoine et de l’architecture de la Ville de Paris. Ces différentes contraintes ont amené la municipalité à quelque peu modifier sa politique d’achats. Elle a ainsi décidé de mettre fin à l’allotissement. Désormais, les travaux seront attribués dans le cadre de lots uniques ou de macrolots (3 ou 4). «Lot unique ne signifie pas entreprise générale. Nous voulons favoriser les groupements d’entreprises», a tenu à préciser Marie-Hélène Borie. Autre décision: le rehaussement du montant de l’avance forfaitaire qui passe de 5% à 15% et pourra atteindre jusqu’à 30% sur la filière sèche.

 

Recours à la procédure concurrentielle négociée

 

Enfin, la Ville privilégiera autant que possible la procédure concurrentielle avec négociation. «L’idée est de négocier avec toutes les entreprises qui auront déposé des offres. Chaque candidat pourra défendre sa proposition. C’est un vrai plus puisque chaque bâtiment est un prototype», a argumenté Julien Bargeton. L’adjoint aux finances a ensuite évoqué la pondération des différents critères d’attribution: le prix (50%), la qualité technique (40%) et enfin les propositions de l’entreprise visant à améliorer le cahier des charges (10%). Dans le cadre de cette procédure concurrentielle négociée, la Ville réfléchit à la possibilité d’indemniser les entreprises arrivées en 2e et 3e positions.

Les marchés de travaux sont de taille très diverse: de 600 000 euros pour la rénovation de l’école polyvalente Gros et Boulainvilliers (Paris XVIe) à 24 millions d’euros pour la restructuration du musée Carnavalet (Paris IIIe). «Ce qui devrait permettre aux PME de candidater», a conclu Marie-Hélène Borie.

 

Vous souhaitez réagir

Pour commenter l'article, vous devez être identifié ou vous inscrire
S'identifier

Pour accéder aux contenus et services en accès libre, identifiez-vous

Mot de passe oublié
S'inscrire

Vous souhaitez vous inscrire aux services proposés en accès libre.

Newsletter quotidienne et thématiques, alertes e-mail, commentaires sur les articles...

S'inscrire
Votre avis ?
En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies pour vous proposer des services et offres adaptés à vos centres d'intérêt. OK En savoir plus X