Aménagement

Paris intensifie son plan de lutte contre le logement insalubre

Poussée par les Verts, la mairie de Paris a décidé une accélération de son plan de lutte contre le logement insalubre et un élargissement de ses engagements en matière de logement social.

Au cours d’un point de presse, vendredi matin, le président du groupe Verts au Conseil de Paris, René Dutrey, avait noté des « avancées » de la part de la mairie mais disait attendre une « concrétisation » des déclarations du maire sur le sujet.
Les engagements sont venus un peu plus tard, avec la publication de deux voeux sur le sujet, qui seront présentés lundi au Conseil, a annoncé à l’AFP Christophe Caresche, adjoint PS au maire Bertrand Delanoë.

Un des voeux, sur le logement insalubre, prévoit une accélération du plan de résorption pour qu’il n’y ait plus personne vivant dans de tels logements d’ici la fin de la mandature.
Selon M. Caresche, alors que 2700 familles vivant dans des logements insalubres ont été relogées depuis 2001, 1000 autres vont l’être en 2006, et 1000 en 2007.
Il a précisé que plusieurs dispositifs allaient être mis en place pour atteindre ces objectifs, en prenant notamment des capacités de relogement (500) sur les attributions de la mairie de Paris et des arrondissements et en demandant à la préfecture d’accentuer son effort. Selon la mairie, la préfecture s’est engagée à reloger 300 familles par an. Par ailleurs le 1% patronal sera mis à contribution pour 200 logements.
Il a indiqué aussi qu’une centaine de logements-relais, qui accueillent principalement les sans-papiers, vont être mis à disposition de la SIEMP, la société d’économie mixte qui gère la résorption de l’habitat insalubre et que dirige d’ailleurs M. Dutrey.

Par ailleurs la ville va accentuer son action en matière de logement social et très social, comme le lui demandaient les Verts, en utilisant une partie de ses logements non conventionnés, à loyer libre. Il a indiqué que 500 de ces logements, au fur et à mesure de leur libération, seront annuellement attribués sur des critères de logement social.
Actuellement la ville distribue 1000 logements sociaux et 2000 logements intermédiaires ou à loyer libre. Ce sera désormais 1500 logements sociaux et 1500 intermédiaires ou à loyer libre.

Au cours du dernier Conseil de Paris, les Verts, considérant que la mairie n’en faisait pas assez en matière de logement social et insalubre, avaient provoqué une crise en présentant au vote des textes jugés inacceptables par leurs alliés socialistes, passés grâce au soutien de la droite.
M. Caresche s’est félicité de cet accord « extrêmement positif », tandis que M. Dutrey s’est réjoui de cette « réorientation profonde de la politique du logement », qui selon lui « valait bien une crise ».

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