Culture

Paris, capitale de l’architecture japonaise

Mots clés : Architecture

L’exposition qui ouvre le 28 juin 2017 au Pavillon de l’Arsenal (Paris IVe), nous rappelle que les architectes japonais sont présents à Paris depuis… 150 ans!

Bien sûr il y a Ando Tadao dans la Bourse de Commerce, la Seine Musicale à Boulogne-Billancourt (Ban Shigeru et Jean de Gastines, arch.) ou encore les Grands magasins de la Samaritaine (Sanaa, arch.), mais la présence des architectes japonais dans la capitale, avec une dizaine de constructions majeures en cours de réalisation, n’est pas un fait récent…

C’est tout le mérite de l’exposition qui ouvre au Pavillon de l’Arsenal jusqu’au 24 septembre prochain, de nous rappeler que les échanges culturels entre France et Japon existent depuis l’ère Meiji (1868-1912), notamment avec la création de pavillons temporaires lors des différentes expositions internationales. Ainsi le premier d’entre eux, montré dans l’exposition, date de 1867… Ces échanges entre Orient et Occident s’intensifient dès 1928, avec l’arrivée en France, aimantés par le Mouvement moderne, Jean Prouvé et le duo Charlotte Perriand/Le Corbusier, de Maekawa Kunio et Sakakura Junzo.

L’attrait pour le Japon ne cesse dès lors de grandir en France, avec l’appui d’intellectuels comme Roland Barthes et son «Empire des signes» ou encore Michel Foucault. Dans les années 1980-1990, encouragés par le très fin connaisseur des arts de l’Orient, Jacques Chirac, maire de Paris; Kurokawa Kisho, Tange Kenzo et encore Ando Tadao, mettent en œuvre leurs premières réalisations parisiennes et/ou prennent part à tous les grands concours de maîtrise d’oeuvre du moment : siège social de Bouygues, Centre Georges-Pompidou, concours pour la Tête Défense, concours des Halles, etc. Ils ouvrent ainsi la voie à une génération nouvelle : Ito Toyo, Sanaa (Sejima Kazuyo et Nishizawa Ryue), Kuma Kengo, etc.

Au travers de soixante-dix projets choisis par Andreas Kofler, architecte-urbaniste et commissaire invité, l’exposition «Architectures japonaises à Paris, 1867-2017» explore l’actualité et l’histoire du Grand Paris à la lumière d’un dialogue noué voici 150 ans, qui se poursuit avec les affinités électives qui relient aujourd’hui Fujimoto Sou, Manal Rachdi ou Laisné-Roussel ; mais aussi Ando Tadao et NeM (Lucie Niney et Thibault Marca)…

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  • - Le

    en vadrouille...

    En effet, durée un peu courte…. cette exposition étant composée de panneaux ne pourrait-elle se déplacer en régions ?
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  • - Le

    Une exposition à ne pas louper...

    J’y vais dès mon retour à Paris, fan de leurs travaux. Ic Architecte d’intérieur&Scénographe
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  • - Le

    Duree de l'exposition

    28 juin/ 24 septembre c’est un peu court pour ce genre d’exposition qui intéresse scolaires étudiants et gens sur occupés ..et provinciaux. Je rentre a Paris le 15 septembre avec beaucoup à faire.. Boucly Yves
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