Événement

Paris candidate pour l’organisation des Jeux Olympiques 2024

Mots clés : Sport

Le Conseil de Paris a approuvé lundi 13 avril à une très grande majorité l’engagement de Paris dans une candidature pour l’organisation des jeux Olympiques et paralympiques 2024.

« Nous voilà engagés dans l’aventure olympique! » La maire de Paris Anne Hidalgo a salué lundi 13 avril l’adoption à une large majorité du Conseil de Paris de son voeu proposant que la Ville s’engage « pleinement » en faveur d’une candidature pour l’organisation de Jeux Olympiques en 2024.

Dans une atmosphère de « trêve politique », comme l’a souligné le président du groupe centriste Eric Azière, les élus ont dit leur souhait que ces JO soient un « projet fédérateur pour le Grand Paris », qu’ils permettent de répondre « aux fractures territoriales » de la métropole.

« Au-delà du symbole et au-delà des retombées en terme d’attractivité, pourquoi une candidature de Paris fait-elle sens aujourd’hui? D’abord parce qu’elle constituerait un puissant levier au service des progrès auxquels les Parisiens aspirent. Derrière les jeux Olympiques, il faut voir des milliers de logements construits, l’amélioration du réseau de transport en commun, l’accélération de la transition écologique », a lancé Anne Hidalgo devant les conseillers de Paris.

Il s’agit de construire une candidature « qui ressemble à notre société et qui ressemble à notre territoire », a ajouté Anne Hidalgo. « Les jeux sont un moyen d’aller plus vite et plus loin dans tous les domaines où nos concitoyens souhaitent des avancées concrètes. L’héritage qu’ils laisseront va bien au-delà des horizons sportif et médiatique. Il concerne l’urbanisme, l’écologie, l’éducation, l’habitat. En un mot, il concerne le visage de notre ville », a-t-elle détaillé.

A ce titre, la dimension métropolitaine sera « assumée et revendiquée ». « Les jeux olympiques seront pensés comme un formidable moyen de souder Paris et les départements qui l’entourent, pour réduire les fractures économiques, sociales et culturelles qui font par exemple de Paris et de la Seine Saint Denis des territoires à la fois si proches et si lointains », a-t-elle estimé.

 

« Toujours plus »

 

A contre-courant, les Verts ont une nouvelle fois fait part de leurs « doutes ». « La logique même des jeux Olympiques contemporains et du Comité international olympique, c’est l’inflation des dépenses et le toujours plus », a estimé son co-président David Belliard, en rappelant que le coût des JO de Londres avait plus que doublé entre l’estimation initiale et la facture finale. La coprésidente du groupe Anne Souyris a regretté une décision « précipitée », prise sans qu' »aucune concertation (n’ait) été menée avec les Franciliennes et les Franciliens ».

Le monde sportif tiendra mercredi 13 avril, en présence de la Maire de Paris, la première réunion de l’Association d’étude Ambition Olympique et Paralympique. Cette association poursuivra jusqu’à l’été le travail d’élaboration du dossier de candidature, qui sera remis d’ici septembre au CIO.

 

Focus

Quel budget ? Quelles infrastructures ?

Les partisans de la candidature de Paris en évaluent le coût entre 4,5 et 6 milliards d’euros.

Les infrastructures sportives déjà existantes et pour certaines en cours de rénovation (comme le POPB envisagé pour le hand et le basket, ou le Parc des Princes pour le football) ou celles dont la construction est avancée (Arena de Nanterre pour la gymnastique) pourraient permettre de contenir le budget de l’organisation des JO et stopper la surenchère des dernières années : 11 milliards d’euros pour Londres 2012, 31 milliards à Pékin quatre ans plus tôt, 36 milliards à Sotchi pour les jeux d’hiver, les plus chers de l’histoire.

Cérémonies d’ouverture et de clôture et épreuves d’athlétisme au stade de France, tennis dans un Roland-Garros modernisé, rugby à 7 au stade Jean-Bouin, football au Parc des Princes, cyclisme sur piste au vélodrome de Saint-Quentin en Yvelines, il ne manque en réalité qu’un grand centre aquatique et le village olympique, le département de la Seine-Saint-Denis restant privilégié pour ces sites.

Comme lors de la précédente candidature parisienne, le Grand Palais et l’esplanade des Invalides seraient aussi dévolus aux compétitions, comme l’escrime et le tir à l’arc.

 

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