Événement

Paris 2024 : ça c’est fait, et maintenant qu’est-ce qu’on fait ?

Mots clés : Sport

Officiellement désignée ville hôte  des Jeux Olympiques 2024, la France a désormais un peu moins de 7 ans (jusqu’au 2 août 2024) pour préparer ses JO tout en restant dans les clous de son budget de 6,6 mds €.

Cojo et Solideo. Voilà qui seront les deux prochains acteurs majeurs de la préparations des Jeux  olympiques de 2024 officiellement confiés à Paris par le CIO ce mercredi 13 septembre.

Cojo, c’est le Comité d’organisation des Jeux olympiques, qui devra notamment veiller à tenir le budget de 6,6 mds € affiché par la candidature parisienne. Quant à Solideo, c’est la structure chargée de superviser la livraison des équipements à construire (village des athlètes et centre nautique), en liaison avec les différentes maîtrises d’ouvrages. Présidé par Anne Hidalgo, la maire de Paris, le Solideo sera doté de 60 millions d’euros et pourra se substituer à une maîtrise d’ouvrages en cas de défaillance financière. A côté de ces deux entités, une structure Héritage-Paris-2024 sera dédiée aux legs matériels et sociétaux de l’évènement.

 

Premiers coups de pioche en 2019

 

Concrètement, les premiers tractopelles devraient commencer à travailler en 2019 sur l’Ile-Saint-Denis, site du village olympique, et sur le terrain du centre nautique, en face du Stade de France, pour livraison prévue à partir de 2023. « Les études environnementales – qui durent un an – ont déjà été lancées pour ne pas être bloquées par le calendrier », a précisé Etienne Thobois, directeur général de la candidature et du futur Cojo. « Pour le village, les délais ne sont pas tendus mais il ne faut pas perdre trop de temps ».

 

 

Les installations provisoires qui équiperont les monuments parisiens destinés à accueillir des épreuves (Trocadéro, Champs-de-Mars, Invalides), ainsi que celles qui seront construites au Bourget ou au Parc des expositions de la porte de Versailles, seront mises en place dans les mois précédant août 2024. « On ne va pas s’amuser à construire un an avant des installations et les laisser en plan », reprend Thobois. « Les sites temporaires, comme le Champ-de-Mars, les Invalides ou le Grand Palais, ont l’habitude d’accueillir de l’événementiel. On commence à connaître les sites. On n’a pas forcément besoin de refaire à l’identique une compétition », poursuit-il, évoquant les traditionnels « tests-events », imposés par le CIO un an avant les Jeux et destinés à tester les équipements.

 

Le  BTP dans les starting-blocks

 

Autant de chantiers qui devraient permettre aux  entreprises du BTP de décrocher des marchés comme la mise à niveau des équipements sportifs de proximité, futurs sites d’entraînement des athlètes. Promoteurs, architectes, urbanistes, BET… ne seront pas en reste non plus. Ils pourraient même être sollicités assez rapidement. Ainsi la Fédération française du bâtiment envisage 800 M€ de retombées rien que pour le bâtiment, notamment avec les 4500 logements du village olympique à construire. « Ces travaux arriveront au bon moment, a ainsi souligné Jacques Chanut, le président de la FFB, pour contrer le fléchissement de l’activité que nous anticipons vers 2021. »

 

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