Paysage

Parfums d’orient pour les journalistes des jardins

Mots clés : Information - communication - événementiel

Les jardins d’Orient ont réuni quelque 140 adhérents et invités de l’Association des journalistes des jardins et de l’horticulture (AJJH), le 13 juin à l’occasion de sa journée annuelle, d’abord à l’Institut du monde arabe, puis au Jardin des plantes. 

« L’orient fascine et fait peur. Il se trouve à la source des jardins, lieux de brassage et de rencontres, propres à apaiser l’esprit et à nourrir les sens ». Ce 13 juin à l’heure de l’apéritif, Sylvie Ligny, présidente de l’Association des journalistes des jardins et de l’horticulture, a accueilli en ces termes les 130 membres de l’Association réunis pour sa journée annuelle, qui coïncide avec le passage à la belle saison. Ni la météo ingrate, ni les grèves de transport, ni même la morosité conjoncturelle n’ont contrarié le rendez-vous : 43 gros lots offerts pour la traditionnelle tombola en attestent, en plus du nombre de participants.

 

 

Paysagiste et anamorphiste

 

Avant la tombola et l’apéro, ces derniers ont respiré les 1500 roses du « jardin arable » et bu les paroles de ses concepteurs, le paysagiste Michel Péna et l’anamorphiste François Abélanet : « Nous savons tout intégrer, y compris une œuvre d’art », a lancé le premier, à propos du pentagone étoilé construit par le second, une figure géométrique perceptible d’un seul point de vue, situé en haut de la rampe qui ceinture le jardin. « J’ai déstructuré le tapis de Michel avec un jardin étrange, pour interpeller », lui a répondu le second. L’association de l’art et de l’ingénierie se retrouve dans l’exposition de l’Institut du monde arabe (Ima). La science hydraulique joue les premiers rôles, dans les différentes branches des jardins arabo-musulmans : celle des perses, attachés au cyprès, celle des arabes, identifiable au palmier. Le prisme du regard fasciné des occidentaux renforce l’invitation au brassage, message commun à l’AJJH et à l’Ima.

 

 

 

Aventuriers et botanistes

 

Ce prisme se retrouve dans l’autre exposition, plus discrète, proposée par le muséum national d’histoire naturelle, deuxième étape de la journée : intitulée « Aventures botaniques en Orient », elle ne se contente pas de dénouer les fils qui, de l’Europe à l’Asie et à l’Afrique, ont conféré au Moyen-Orient un rôle de plaque tournante des végétaux, de l’Antiquité au Moyen-Age. Les visiteurs découvrent également les destins souvent poignants des botanistes français qui, depuis le XVIIème siècle, rattachent le Jardin des plantes parisien au reste du monde. Comment oublier l’herbier constitué en 1703 par Augustin de Lippi, deux ans avant son massacre en Lybie à l’âge de 27 ans ? L’épisode rattache la botanique à l’histoire avec un grand H : « Les plantes voyagent avec les hommes depuis 6000 ans », rappelle Eric Joly, directeur du Jardin des plantes.

 

 

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