Réalisations

Pantin : Grands Moulins à vendre

Le site historique des Grands Moulins de Pantin est à vendre. Le Groupe Soufflet, leader européen de la meunerie, confronté à la crise mondiale de la filière, a annoncé la mise en vente de ce patrimoine cher au cœur des Pantinois. La municipalité, menée par Bertrand Kern, ne pouvant intervenir directement sur cette transaction privée, est cependant parvenue à mener une vaste concertation sur le projet de requalification du site, confié au cabinet Reichen et Robert. Autour d’une même table se sont donc retrouvés le groupe Soufflet et Jones Lang Lasalle, son conseil en immobilier, la mairie de Paris, propriétaire d’une petite partie des terrains, également représentée par la direction des canaux, l’architecte des bâtiments de France, la direction régionale des affaires culturelles et la préfecture de Seine-Saint-Denis

Les Grands Moulins de Pantin s’étendent sur 43000 m2 répartis sur 14 niveaux. Le souci des différents partenaires de conserver l’esprit des lieux se heurte à de sérieuses contraintes techniques et en particulier à une hauteur sous plafond limitée: de 2,40 m à 2,70 m au maximum. La transformation en locaux d’activités n’étant pas possible en raison de cet écrasement mais aussi des ruptures de charge, le projet architectural s’oriente vers la création d’un ensemble de bureaux de 48000 à 50000 m2. Cette option permet à la fois de respecter les contraintes du PLU (Plan local d’urbanisme) en cours de modification et l’équilibre économique de l’opération, estimée à 150 millions d’euros. Pour la ville, l’enjeu est de taille. Cette requalification est l’occasion d’enclencher une mutation tertiaire et une dynamique positive, prélude à un projet urbain plus global, avec à la clé 2 000 emplois contre une dizaine actuellement.

D’un point de vue réglementaire, le problème n’est pas simple non plus. En premier lieu, il faut résoudre la question des terrains qui, au-delà de la limite séparative des Grands Moulins, appartiennent à la ville de Paris. Des silos (mitoyens de bâtiments situés à Pantin) y ont été construits dans la cadre d’un bail à construction entre la ville de Paris et le propriétaire des Grands Moulins, qui arrive à expiration en 2008. La démolition de bâtiments opaques sur la bande de terre classée dans le domaine public fluvial correspondant à l’ancienne voie d’accès du chemin de halage, et donc inaliénable et imprescriptible, doit aussi faire l’objet d’un accord. La ville de Pantin propose un déclassement de cette zone entièrement privatisée, un réaménagement paysager et la création d’un réseau viaire qui reviendrait à Paris. Cette proposition implique un passage devant le conseil de Paris.
Et il reste bien sûr à trouver un investisseur qui s’engagera à respecter le cahier des charges. Au mieux, les premiers bureaux pourraient être livrés en 2005.

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