Aménagement

Opération coup de poing contre les immeubles « dangereux »

Une série d’immeubles considérés comme « dangereux » ont été évacués par la police, à Paris, mais aussi pour la première fois en banlieue, depuis l’ordre d’expulsion des squats et bâtiments insalubres donné par le ministre de l’Intérieur Nicolas Sarkozy.

Un immeuble insalubre et dangereux d’Ermont (Val d’Oise), squatté depuis plusieurs années par une vingtaine de personnes, a été évacué sans incident mercredi par la police, a-t-on appris jeudi de la préfecture de Cergy.
Selon la préfecture, l’immeuble, « dangereux et insalubre », au 375 rue du général Leclerc, abritait également « des enfants présentant un taux de plombémie très supérieur à la normale ». Les occupants se sont vu proposer des hébergements d’urgence et devraient être relogés ultérieurement dans des « logements sociaux ».

A Puteaux (Hauts-de-Seine), un immeuble squatté par 10 personnes, rue du Four, a été évacué jeudi vers 06H00, sans incident, en application d’un arrêté de péril imminent pris par le préfet des Hauts-de-Seine le 16 septembre.
La décision a été motivée par un rapport d’expert, rédigé en septembre, qui concluait notamment à un « péril grave et imminent » pour les habitants, en raison notamment d' »un risque d’effondrement certain », aggravé par « un réseau électrique trafiqué de partout dans des conditions abominables présentant d’importants risques d’incendie », selon la préfecture.
Une famille de huit personnes a été relogée dès mercredi, et l’autre famille de deux personnes est hébergée par la ville en attendant une solution durable.

Au même moment, à Paris, deux immeubles étaient évacués car ils présentaient des risques élevés d’incendie, selon un communiqué de la préfecture.
Deux familles ont été évacuées d’un hôtel, rue Popincourt (XIe), a indiqué la préfecture, sans préciser si elles avaient été relogées, et en mettant en avant les risques d’incendie et l’inaccessibilité aux secours du bâtiment sur cour.
Rue Geoffroy-l’Angevin (XIVe), un immeuble de six étages « particulièrement dangereux pour les occupants des logements donnant sur cour », a subi une « évacuation partielle » de six personnes pour des raisons identiques, selon la préfecture.

M. Sarkozy a annoncé l’évacuation de « tous les squats et immeubles insalubres » après des incendies meurtriers qui ont frappé en août deux bâtiments habités par des Africains dans les XIIIème et IIIème arrondissements de Paris (24 morts, dont 18 enfants).
La police a évacué le 16 septembre une trentaine de personnes d’origine africaine, dont une vingtaine d’enfants, qui vivaient dans un squat délabré du XIXe arrondissement de Paris, après deux autres squats le 2 septembre, dans les XIXe et XIVe arrondissements. Un hôtel a également été évacué le 20 septembre à Grenoble.
Par ailleurs, à Clichy-sous-Bois (Seine-Saint-Denis), trois immeubles abritant 28 familles ont été évacués jeudi matin, mais il s’agissait de bâtiments en bon état, où la préfecture compte reloger des personnes dont les appartements vont être détruits ou réhabilités dans le cadre du PRU (Programme de rénovation urbaine).
AFP

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