Paysage

« Objectif Zéro Phyto » : rendez-vous le 16 novembre à Paris

La conférence « Objectif Zéro Phyto », programmée le 16 novembre prochain à Paris par Paysage Actualités, aidera les professionnels à passer le cap règlementaire du 1er janvier 2017 : à cette date, l’entretien des espaces publics s’affranchira des produits phytosanitaires, en vertu de la loi de transition énergétique qui entame ce mercredi 22 juillet la dernière étape de son parcours parlementaire.

La fièvre monte, parmi les professionnels du végétal, à l’approche de l’interdiction d’utiliser les produits phytosanitaires dans l’entretien des espaces verts publics et des voiries. Alors qu’en février 2014, la loi Labbé avait déjà créé un choc par l’annonce de l’échéance de 2020, la ministre de l’Ecologie Ségolène Royal prépare une nouvelle accélération, à la faveur de la loi de transition énergétique : l’interdiction s’appliquera dès le 1er janvier 2017 dans les espaces publics, avant de s’étendre en 2022 aux jardins des particuliers.

 

Elan général

 

Forte de son image de « ministre du paysage », la ministre bénéficie de l’appui des poids lourds de la filière : Val’Hor, qui réunit les 9 syndicats professionnels du végétal, et Plante & Cité, porteuse des innovations dans le domaine des espaces verts publics, relaient les messages qui concourent à leur image écologique : l’entretien en fait partie, à  côté de la biodiversité et de la contribution à la lutte contre le réchauffement climatique. Christophe Béchu, maire d’Angers et président de Plante & Cité, devrait profiter de la conférence « Objectif Zéro Phyto » de Paysage Actualités pour confirmer cet élan des entreprises, des concepteurs et des maîtres d’ouvrage, le 16 novembre à la veille du congrès des maires.

 

Résistances farouches

 

L’adhésion des professionnels n’a pas brisé les oppositions virulentes des producteurs. A la défense de 2000 emplois ruraux directs, accessibles à des personnes peu qualifiées, les 32 industriels regroupés dans l’Union professionnelle des jardins et espaces publics (UJP) ajoutent une plaidoirie pour la pédagogie et la transition en douceur : l’interdiction brutale laissera la France sans défense face aux ravageurs qui menacent un nombre croissant d’espèces végétales ; elle risque d’éloigner les français de la pratique du jardinage. Les industriels relèvent également les impacts des matériels électroportatifs sur les troubles musculo-squelettiques.

Sans partager toutes ces analyses, l’association des Ecomaires plaide, elle aussi, pour un échelonnement de l’interdiction. « Son application nécessite des budgets d’investissement, à la fois en matériel et en formation, que n’auront pas le temps de faire les communes en moins d’un an », avertissait l’association dans un communiqué du 15 avril dernier.

 

Deux poids, deux mesures

 

La conférence de Paysage Actualités se situe déjà au-delà de ce débat, pour se focaliser sur la question du comment. La présentation, par Vecteur Plus (groupe Infopro Digital) de l’évolution de la commande publique de produits phytosanitaires, contribuera à objectiver le dossier. Pour autant, la participation du ministère de l’Agriculture, porteur du plan Ecophyto 2, incitera les participants à s’interroger sur la cohérence globale des politiques publiques : les jardiniers concourent à 5 % des tonnages de produits phytosanitaires, loin derrière les agriculteurs…

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