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Objectif Pondorly pour le 7e Prix W

Mots clés : Architecture

Ouvert aux étudiants et aux jeunes diplômés en architecture, le concours d’idées organisé par la fondation d’entreprise Wilmotte a choisi comme nouveau sujet d’études ce bâtiment-pont situé sur la route de l’aéroport d’Orly. Les projets de métamorphose de cet édifice, aussi mythique pour sa boîte de nuit que désuet pour son architecture, sont à imaginer avant le 21 mars prochain.

Qui se souvient encore de la tecktonik, des moulinets de bras de ses adeptes et de leur coupe de cheveux plus improbables encore ? Ces chorégraphies pratiquées sur de l’électro ne sont pas passées à la postérité, alors on ne se souvient sans doute pas non plus qu’elles avaient leur temple : on dansait la tecktonik au Metropolis, à l’entrée du marché de Rungis, dans le Val-de-Marne. Juste au-dessus des voies de l’autoroute A106. L’établissement qui demeure l’une des plus grandes discothèques d’Ile-de-France est en effet installé dans Pondorly, un bâtiment-pont de 5 000 m².

C’est cette étrange créature architecturale que la fondation d’entreprise Wilmotte a choisie comme cobaye pour le Prix W 2016. Ce concours d’idées, créé il y a 10 ans par l’architecte Jean-Michel Wilmotte, s’adresse aux étudiants et aux jeunes professionnels et chaque édition est l’occasion de s’emparer d’un bâtiment existant pour imaginer sa transformation. Très attachée à promouvoir la rencontre entre patrimoine et architecture contemporaine, la Fondation Wilmotte avait jusqu’ici demandé aux participants de s’attaquer à un château périgourdin, à un site industriel vénitien ou, il y a deux ans, à la célèbre Tour de Londres.

Tandis que de grands projets sont dans l’air pour le Marché d’intérêt national (MIN) de Rungis, dont la création d’une cité de la gastronomie, la 7e édition du prix donne donc l’occasion aux participants d’investir Pondorly. S’il n’a pas vraiment l’allure d’un monument du patrimoine, le site n’en est pas moins iconique et d’ailleurs, tous les voyageurs qui se rendent ou reviennent de l’aéroport d’Orly le connaissent.

 

 

Alors que les inscriptions pour le 7e prix W sont ouvertes depuis le 11 décembre, la Fondation Wilmotte estime que les propositions formulées pour ce bâtiment, réalisé en 1968 par l’architecte Paul Vimond, devront lui permettre de maintenir sa vocation festive. Il devra ainsi être repensé pour pouvoir accueillir des événements de jour comme de nuit. Il va sans dire que la discothèque ne pourra pas disparaître ! Le projet portera sur une surface de 5 000 à 8 000 m² et les candidats pourront, s’ils le souhaitent, étendre leur réflexion au réaménagement des abords.

Enfin, les projets qui devront être remis d’ici au 21 mars 2016 devront permettre au Pondorly de se métamorphoser en un bâtiment signal, emblématique de l’architecture contemporaine… ce qu’il n’est franchement pas aujourd’hui. Sa réputation en serait alors totalement bouleversée. Les lauréats du Prix W seront en effet exposés lors de la prochaine Biennale de Venise, qui ouvrira le 28 mai prochain.

 

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    NOSTALGIE

    Egalement souvenir d’une enfilade de restaurants précurseurs ouverts sur le monde à la base dans ce PONDORLY … dans les années 70 avant la discothèque.
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