Réalisations

« Nuit Debout » : l’architecte du réaménagement de la place de la République approuve l’occupation

Mots clés : Architecte - Urbanisme - aménagement urbain

Le Huffington Post a demandé à Pierre-Alain Trévelo, l’un des architectes du réaménagement de la place parisienne de la République en 2013, ce qu’il pensait de l’occupation du lieu par le mouvement citoyen Nuit Debout depuis plusieurs semaines. Il l’accueille avec « étonnement » et bienveillance, estimant qu’il « n’annihile pas les autres usages de la place ».

« Cette place est là pour que les gens s’en servent et il est logique qu’ils se la réapproprient jusqu’au bout ». Même s’il dit s’en « étonner », l’architecte Pierre-Alain Trévelo (agence TVK), l’un des concepteurs du réaménagement de la place parisienne de la République, voit plutôt d’un oeil bienveillant l’occupation des lieux par le mouvement citoyen Nuit Debout.

Depuis le 31 mars, cette place à cheval entre les IIIe, Xe et XIe arrondissements parisiens est devenue le point d’ancrage d’un mouvement brassant, de jour comme de nuit, des centaines voire des milliers de participants. Pour Pierre-Alain Trévelo, « même si elle prend de la place, Nuit debout n’annihile pas les autres usages de la place », a-t-il confié au Huffington Post. « Cette énergie, cette vie qui s’exprime sont aussi une source de beauté. Cette place est là pour que les gens s’en servent et il est logique qu’ils se la réapproprient jusqu’au bout », tranche-t-il.

 

« Redonner de la place aux usagers »

 

Lors du réaménagement de la place en 2012-2013, l’agence TVK avait pris le parti d’une piétonnisation aux trois-quarts de la place. « Il s’agissait d’étirer au maximum l’espace public grâce à une esplanade continue d’un seul matériau et suivant une même ligne de pente. L’objectif final était de redonner de la place aux usagers », avait décrit l’architecte dans les colonnes du Moniteur à l’époque.

La vocation de la place, avec ses 3,7 hectares, était d’être un vaste espace polyvalent ouvert à l’événementiel. « Le vide appelle l’activité humaine. Nous avions souhaité le garder en faisant le pari que l’avenir trouverait des usages auxquels nous n’avions pas forcément pensé », analyse aujourd’hui Pierre-Alain Trévelo dans Le Huffington Post. Néanmoins, il estime que « la place a été conçue comme un balancier, capable d’accueillir des positions équilibrées. Il faut qu’elle demeure un espace accessible à tous, au service de tous et qui rayonne au-delà de son propre périmètre ».

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