Chantiers

Nouvelle Route du Littoral : la méga-barge « Zourite » s’apprête à prendre le large

Mots clés : Établissements industriels, agricoles, ICPE - Ouvrage d'art - Réseau routier

A la Réunion, le chantier de la Nouvelle Route du Littoral se poursuit. Une nouvelle étape vient d’être franchie avec le baptême d’une méga-barge hors norme. Dénommé « Zourite » – « pieuvre » en créole réunionnais –, ce navire-usine transportera et posera, dès cet été, les 48 piles du Viaduc du Littoral, jusqu’en 2018.

Présenté comme « le plus grand viaduc en mer de France », le Viaduc du Littoral est, avec ses 5,4 kilomètres de long, l’ouvrage-phare du chantier de la Nouvelle Route du Littoral (NRL) sur l’île de la Réunion. Démarré en 2014, ce dernier doit donner naissance, à l’horizon 2020, à une infrastructure routière impressionnante de 12,5 kilomètres de long, entre les villes de Saint-Denis et de La Possession, respectivement au Nord et à l’Ouest de l’île. En plus du Viaduc du Littoral, cette nouvelle infrastructure est composée d’un second viaduc de 240 m de long – le Viaduc de la Grande Chaloupe –, de 6,7 kilomètres de digues et d’un échangeur, sur la commune de La Possession.

Pour ériger le Viaduc du Littoral à une hauteur de 20 à 30 m au-dessus du niveau de la mer, des moyens matériels exceptionnels sont mis en œuvre. Parmi eux, une méga-barge auto-élévatrice et autopropulsée hors norme, dont les dimensions (107 m de long pour 44 m de large) s’apparentent à celles d’un terrain de football. Baptisé vendredi dernier, lors d’une cérémonie officielle, « Zourite » – « pieuvre » en créole réunionnais –, ce navire-usine transportera et posera, dès cet été, les 48 piles en mer du futur viaduc (sur les 50 appuis que compte l’ouvrage dans sa totalité).

 

Une barge auto-élévatrice et autopropulsée grande comme un terrain de football


Comment ? « La barge chargera, un par un, les éléments des piles du viaduc – préfabriqués sur un site de production spécialement aménagé au Port – à l’aide d’un pont roulant d’une capacité de 4 800 tonnes, disposé à 33 m de hauteur au-dessus du pont. Equipée de son propre système de propulsion, elle se dirigera ensuite en mer, où elle se hissera et se stabilisera sur ses huit « jambes ». Elle ripera puis placera alors, avec une grande précision et en s’affranchissant au maximum de la houle, les éléments préfabriqués au fond de l’océan », résume Alain Gagey, directeur de projet NRL pour Egis, maître-d’œuvre du chantier.

Pour chacune des 48 piles de l’ouvrage, Zourite effectuera deux voyages. Le premier consistera à mettre en place la semelle de fondation et la partie basse du fût de pile. Le second permettra de poser la partie haute du fût de pile et le chevêtre associé, ainsi que le méga-voussoir sur pile (la section du tablier à la verticale de la pile). « Les 150 éléments préfabriqués des piles du Viaduc du Littoral seront ainsi mis en œuvre, en toute sécurité, sur une période de 24 mois, d’ici l’été 2018, au rythme moyen d’un appui en mer tous les 15 jours », indique Alain Gagey. Selon la Région Réunion, maître d’ouvrage du chantier de la Nouvelle Route du Littoral, Zourite est « inédite de par ses fonctions auto-élévatrice et autopropulsée. » Un peu moins d’un an et demi aura été nécessaire pour sa construction, dans le chantier naval Crist, en Pologne.

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