Environnement

Nouvel incendie meurtrier en région parisienne

Mots clés : Enfance et famille

La France vit une série noire: un incendie a tué 16 personnes dans la nuit de samedi à dimanche dans un immeuble près de Paris, quelques jours après deux autres sinistres qui ont coûté la vie à 24 Africains dans la capitale.

Cette fois, c’est une tour de 18 étages à L’Haÿ-les-Roses, une petite commune populaire au sud-est de Paris, qui a pris feu. Au moins deux enfants figurent parmi les 16 tués et 11 autres personnes ont été grièvement blessées.
La piste criminelle est privilégiée et la brigade criminelle a été saisie de l’enquête.

Trois jeunes filles, dont les âges n’ont pas été précisés, ont été placées en garde à vue dimanche, a-t-on appris de source policière. Elles ont été désignées à la police par des habitants de la cité, selon la même source.
Des témoins ont affirmé avoir vu des jeunes mettre le feu aux boîtes aux lettres dans le hall de l’immeuble, une tour de logements sociaux comptant 110 appartements, a rapporté le maire de la ville, Patrick Sève.
« Les présomptions » d’un incendie criminel sont « assez fortes », selon la préfecture.

Le Premier ministre Dominique de Villepin a exprimé ses condoléances et affirmé le soutien de l’Etat aux familles des victimes.
L’émotion est vive, alors que deux incendies ont déjà coûté la vie, les 26 et 29 août, à des familles africaines qui occupaient à Paris des squats insalubres en attendant des logements sociaux.
L’incendie de L’Haÿ-les-Roses, survenu dans un bâtiment apparemment en bon état, n’a toutefois « rien à voir » avec ces deux affaires, a affirmé le porte-parole des pompiers, le capitaine Michel Cros.

Un point commun néanmoins, la piste criminelle: le 26 août, dans un immeuble du sud-est de Paris, quelqu’un aurait semble-t-il mis le feu. Dix-sept Africains dont 14 enfants ont péri. Une information judiciaire pour « destruction volontaire par l’effet d’un incendie ayant entraîné la mort d’autrui » a été ouverte ».

Le 29 août en revanche, dans le centre de la capitale, c’est un accident qui aurait provoqué la mort de sept Ivoiriens dont trois enfants, selon les premiers éléments de l’enquête. Une installation électrique défaillante est pointée du doigt.
Le bilan de la série s’avère très lourd, avec 38 morts en quelques jours à la fin de l’été. Auxquels s’ajoutent les 24 Africains morts en avril dans l’incendie d’un hôtel meublé parisien en très mauvais état.

Le président de la région parisienne d’Ile-de-France, Jean-Paul Huchon, s’est dit « très choqué par l’hypothèse criminelle de l’incendie » de L’Haÿ-les-Roses, réclamant, si elle se confirme, « la plus extrême sévérité » envers les auteurs.
Toutes les personnes grièvement blessées ont été intoxiquées par le dégagement de fumée. L’incendie, maîtrisé au beau milieu de la nuit, a aussi fait vingt blessés légers, dont deux pompiers.
Les pompiers, qui étaient plus de 150, ont réalisé 26 sauvetages. Une jeune femme qui habitait au 10e étage a accouché dans une ambulance de réanimation. Quelque 300 personnes ont été évacuées, trouvant refuge dans un gymnase, chez des amis ou de la famille.
Le feu a été « extrêmement rapide et localisé », selon le capitaine Michel Cros, et « ce sont les fumées qui ont tué les gens ». Le bilan aurait été beaucoup moins lourd si les habitants, pris de panique, n’avaient pas ouvert leur porte d’entrée, créant un appel d’air, a-t-il expliqué.
« Ce n’était pas un squat, nous avons éteint le feu avec une seule lance », a-t-il souligné.

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