Immobilier

«Nous manquons d’offres», Franck Schikowski, président des Constructeurs et aménageurs de la FFB Gironde

Mots clés : Bâtiment d’habitation individuel - Maison individuelle

A l’occasion du salon de la maison individuelle qui débute demain à Bordeaux, Franck Schikowski, président des Constructeurs et aménageurs de la Fédération française du bâtiment (FFB) Gironde, fait le point sur l’activité de ce secteur.

Comment se porte le marché de la maison individuelle pour le premier semestre 2017 ?

Franck Schikowski: Pour janvier et février, nous avons été surpris car il y a eu une continuité par rapport à l’année dernière (+12% entre juillet 2016 et juillet 2017), période à laquelle les acheteurs sont revenus. Trois raisons à cela: le prêt à taux 0, la loi Pinel prolongée et les taux d’intérêt bas qui donnent du pouvoir d’achat supplémentaire. Au printemps, au moment des présidentielles, nous avons subi une baisse d’activité (-7% au premier trimestre); comme à chaque fois, les gens sont attentifs. Il y a eu une reprise cet été et on espère qu’elle va se confirmer à la rentrée.

 

Qu’est-ce qui bloque l’acte d’achat ?

F. S.: Le manque de confiance. Quand les gens doutent de l’économie, ils ont du mal à acheter… L’issue de l’élection est plutôt positive, on espère retrouver les acheteurs au dernier trimestre. Deuxième paramètre: le prix. Aujourd’hui, nous manquons d’offres. Pour le marché de la maison neuve, nos stocks de terrains sont bas. Donc les prix s’envolent. Les élus veulent de nouveaux habitants, mais ils ne suivent pas: pour l’obtention des permis, c’est compliqué et le PLU n’est pas à notre avantage. Il y a beaucoup de contraintes.

 

Lesquelles ?

F. S.: Avant, on pouvait faire deux ou trois maisons sur 2 000 ou 3 000 m2, aujourd’hui, le nouveau PLU nous interdit de faire des découpes sur certains terrains. Ce qui nous empêche de répondre à la demande. On attend de la pérennité avec la nouvelle loi de finances sur l’immobilier.

 

Dans la Métropole, avez-vous identifié du foncier bloqué ?

F. S.: Oui, il y en a. Pour dynamiser la vente de foncier, il faudrait que ce soit intéressant fiscalement pour les propriétaires. Aujourd’hui, on n’arrive pas à répondre à la demande. Si l’offre et la demande s’équilibraient, les prix ne seraient pas si élevés.

 

La politique de Bordeaux Métropole est clairement tournée vers la densification, cela ne va-t-il pas à l’encontre de la construction de maisons individuelles ?

F. S.: La densification concerne Bordeaux et les communes périphériques. C’est cohérent, car lié aux transports, aux services, etc. Mais aux alentours de la Métropole, il y a du potentiel de développement. Nous souhaiterions travailler main dans la main avec les élus pour contribuer à l’économie. Nous aimerions construire le même nombre de logements chaque année, mais quand on met six à huit mois à obtenir un permis, cela pose problème.

 

Focus

Salon de la Maison Neuve, du 15 au 17 septembre, au parc des expositions de Bordeaux Lac (hall 3).

 

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