Entreprises de BTP

« Nous avons besoin de trésorerie pour financer le redémarrage », Didier Brosse, président de l’UMGO

Les Rencontres des métiers du gros oeuvre se tiennent les 16 et 17 septembre, à Obernai. L’occasion pour le président de l’Union de la maçonnerie et du gros oeuvre (UMGO-FFB), Didier Brosse, de faire un tour d’actualité de la filière. Avec une bonne nouvelle qui se confirme décidément semaine après semaine : le redémarrage de l’activité est flagrant en 2016.

Dans le gros œuvre, peut-on enfin parler de reprise ?

Didier Brosse : Oui, ça va mieux ! Nous pouvons parler d’une reprise globale même si toutes les entreprises ne le ressentent pas encore. Le nombre de permis de construire en logement collectif, sur douze mois cumulés à fin juillet, a augmenté de manière conséquente (+13,5%, d’après les chiffres communiqués par le ministère du Logement). Les mises en chantier ont pour leur part crû de 8,6%. En logement individuel, le redémarrage est plus timide (+1,2%). Il en est de même dans le non résidentiel. S’agissant de l’entretien-rénovation, l’activité ne redémarre pas nettement. C’est notamment le cas pour les marchés liés à la rénovation énergétique.

 

À quel niveau se situent vos carnets de commandes ?

D.B. : Selon l’indicateur FFB à fin juin, dans le gros œuvre, ils sont en hausse de 6,1% par rapport à l’année passée, à 6,4 mois en moyenne. Ce qui cache d’importantes disparités : de 4,1 mois pour les entreprises de 10 à 20 salariés à 12,6 mois pour celles de plus de 200 salariés.

 

Pour quelles raisons, selon vous ?

D.B. : Une des raisons est probablement que les particuliers, clientèle type des petites entreprises, n’ont pas encore repris confiance. Le moral des ménages n’est pas au plus haut, du fait du climat social ambiant, des incertitudes liées aux prochaines échéances électorales…

 

Comment se tiennent les prix dans le gros œuvre ?

D.B. : Ils sont toujours bas. Pourquoi ? Car tout le monde est loin d’avoir des carnets de commandes pleins. Par ailleurs, nous avons été confrontés à des hausses tarifaires importantes et soudaines sur les produits acier. Heureusement, cela semble se calmer.

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