Transport et infrastructures

« Notre offre de travaux est plus lisible », Frédéric Bernadet, dirigeant de Vinci Construction Maritime et Fluvial

Mots clés : Entreprise du BTP

Le président de cette entité tout juste créée en regroupant six filiales historiques spécialisées, détaille la vision du groupe sur un marché jugé prometteur, notamment à l’international.

Vinci Construction a créé en juillet 2017 une nouvelle entité, Vinci Construction Maritime et Fluvial. Pourquoi ?

Cette nouvelle entité est née du rapprochement des six filiales de Vinci Construction France spécialisées dans les travaux maritimes et fluviaux : EMCC, Dodin IDF, SNV, CTS, Tournaud et Aérolac. Nous avons choisi d’unir leurs expertises sous un même pavillon et de mutualiser les bureaux d’études, pour proposer une offre intégrée en matière de travaux maritimes et fluviaux. Vinci Construction Maritime et Fluvial s’appuie sur les métiers historiques de ses filiales : dragage, déroctage, battage, génie civil fluvial et maritime, et également les travaux subaquatiques. Cette nouvelle entité doit nous permettre d’accroître la visibilité de Vinci sur ces métiers historiques, de mieux répondre aux projets complexes, notamment à l’international et d’aller sur des projets de taille supérieure à ceux que nous traitons aujourd’hui.

 

Ce n’est pas dans la culture « historique » de Vinci de regrouper des marques…

Au contraire, le groupe a entamé ce type d’effort de clarification dans tous ses métiers. C’est le sens de l’histoire. Pour ce qui concerne Vinci Construction Maritime et Fluvial, il fallait rendre notre offre de constructions portuaires, maritimes et fluviales plus lisible, tant pour nos collaborateurs que pour nos clients. Ce regroupement s’est opéré en six mois, dans un climat social apaisé.

 

« Des réponses optimisées au maître d’ouvrage »

 

Quels sont les moyens dont dispose cette nouvelle filiale ?

Nous avons deux atouts majeurs. D’une part, nous disposons d’un service matériel puissant, avec près de 200 unités flottantes pour les travaux disponibles en France et, aussi, à l’international. D’autre part, notre bureau d’études intégré bénéficie de moyens importants avec près de 40 ingénieurs et projeteurs. Nous sommes donc en mesure d’apporter des réponses techniquement et financièrement optimisées au maître d’ouvrage.

 

Quel est le potentiel sur ce marché ?

En métropole, on estime globalement que le marché des travaux maritime et fluviaux représente 1% du marché français des travaux publics, soit environ 400 millions d’euros. Comme nous l’avons vu précédemment, le périmètre de ces travaux est très large et environ un tiers de notre activité est constituée de marchés d’entretien, tels que la maintenance portuaire et les dragages permettant d’assurer la navigation fluviale et maritime. Enfin, de nouveaux métiers émergent, sur lesquels nous voulons nous positionner ; je pense notamment aux  énergies marines renouvelables (EMR).

 

Comment évolue ce marché en France ?

La tendance globale est à la baisse.  Ce marché a comme caractéristique d’être composé de peu d’acteurs dans le fluvial : Voies navigables de France (VNF), la Compagnie nationale du Rhône et Ports de Paris, qui sont les trois principaux maîtres d’ouvrage, et aussi, EDF. A l’inverse dans les activités portuaires, les maîtrises d’ouvrages sont nombreuses et de tailles diverses. On parle de petits ports de plaisances comme des grands ports maritimes en passant par les ports de pêche.

 

Comment voyez-vous évoluer ce marché dans l’Hexagone ?

Les Assises de la mobilité lancées par le gouvernement ont notamment pour objectif de développer les « modes doux » de transport. Cela pourrait donc générer de l’activité dans le domaine fluvial. Concernant les énergies renouvelables, nous constatons que le marché des EMR est en forte croissance. Nous travaillons ainsi sur un prototype d’éolienne flottante au large de l’île de Groix, dans le Morbihan.

 

« En Afrique, l’activité portuaire est très dense »

 

Votre terrain de jeu est aussi voire surtout international…

Effectivement et, même si la baisse des prix du pétrole a pesé sur l’activité maritime, la dynamique reste importante. Vinci Construction Maritime et Fluvial a vocation à croître fortement à l’international où elle dispose déjà de références majeures comme le port de Lomé au Togo ou celui de Kingston en Jamaïque, une zone qui bénéficie de l’attrait du canal de Panama. En Afrique, l’activité portuaire est très dense, pour accompagner le boom des échanges commerciaux. Le marché est également prometteur au Canada.

Nous nous positionnons de façon privilégiée sur les zones où Vinci est déjà bien implanté. Dès lors qu’une entité locale identifie des travaux en site maritime ou fluvial qui requièrent une offre commune, nous nous associons avec les filiales locales de Vinci Construction ou avec Vinci Construction Grands Projets pour mettre en commun nos savoir-faire respectifs.

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