Transport et infrastructures

Notre-Dame-des-Landes: une nouvelle enquête publique pourrait sonner le glas du projet d’aéroport

Mots clés : Gares, aéroports

Il y aura bien un référendum, le 26 juin, autour de la question du transfert de l’aéroport de Nantes-Atlantique, mais si le «oui» l’emporte, le projet ne comportera qu’une seule piste et devrait nécessiter une nouvelle enquête publique. Pour Bruno Retailleau, président LR de la région des Pays-de-la-Loire, cela représente «10 ans de procédures auxquelles ne survivra pas le projet».

«S’il y a décision de transférer (l’aéroport de Nantes à Notre-Dame-des-Landes, NDLR), le rapport s’appliquera, je vous le dis. Ça sera en effet une seule piste. Ce n’est pas la peine de faire croire aux gens que ce sera autrement. 200 hectares seront rendus aux agriculteurs» a déclaré la ministre de l’Environnement Ségolène Royal mercredi 6 avril, au lendemain de la publication d’un rapport d’expert jugeant le projet actuel «surdimensionné». Elle a ajouté que la modification du projet conduirait à devoir lancer une nouvelle enquête publique.

Si ce scénario se dessine, cela reviendrait à retarder encore le lancement du chantier de plusieurs années. L’aéroport du Grand Ouest aurait alors toutes les chances de rejoindre la poubelle de l’histoire des grands projets avortés.

 

Ségolène Royal, «l’Attila des Pays-de-la-Loire»

 

«Une nouvelle enquête publique obligerait à repartir sur 10 ans de procédures auxquelles ne survivra pas le projet. Cela reviendrait à dire aux électeurs: «même si vous votez oui, ce sera non» !» considère Bruno Retailleau, qui préside le conseil régional des Pays-de-la-Loire et le syndicat mixte aéroportuaire. «La vérité, c’est que Ségolène Royal ne veut pas de l’aéroport et qu’elle cherche par tous les moyens à plomber le projet, comme elle a plombé l’A831. Ségolène Royal, c’est l’Attila des Pays-de-la-Loire. Là où elle passe, dans ma région, les projets ne repoussent pas. J’en ai assez que l’avenir des Pays-de-la-Loire se joue au gré du bon vouloir de Ségolène Royal» a déclaré l’élu Les Républicains.

Pour l’association des Ailes pour l’Ouest, qui promeut le projet de Notre-Dame-des-Landes, cette déclaration est «inacceptable», d’autant plus que le rapport dévoilé la veille affirme que le site apparaît comme un compromis acceptable et précise également que «réserver autant que possible l’espace pour pouvoir faire évoluer l’infrastructure selon les besoins non identifiés à ce jour est prudent». Comme Bruno Retailleau et beaucoup d’observateurs locaux, son président Alain Mustière est intimement persuadé que «Ségolène Royal a décidé de planter le dossier». «Et elle le fait en désavouant sans gêne son Premier ministre, les élus locaux et les citoyens du Grand Ouest qui ont voté depuis 15 ans pour ce transfert» déclare-t-il.

Même son de cloche du côté des chambres de commerce. Bruno Hug de Larauze, Président de la CCI Pays de la Loire n’ose pas imaginer les conséquences d’une «relance des procédures administratives lourdes face à l’urgence de la situation à Nantes-Atlantique».

En revanche, chez les opposants, on jubile même si les réactions restent pour l’heure discrètes. Le sénateur EELV Ronan Dantec a simplement estimé sur Twitter que cette déclaration était «importante et très positive».

 

 

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