Transport et infrastructures

Notre-Dame des Landes : Nicolas Hulot veut « tout remettre à plat »

Mots clés : Démarche environnementale - Gouvernement

Dans un entretien au Journal du Dimanche, le ministre de la Transition écologique promet de « permettre à tous de sortir par le haut ».

« Nous allons remettre les choses à plat. Il y aura un temps – six mois – pour une médiation. Je suis intimement convaincu qu’il y a de possibles alternatives à Notre-Dame-des-Landes qui peuvent nous permettre, à tous, de sortir par le haut », a affirmé dans le journal du Dimanche le nouveau ministre de la Transition écologique, Nicolas Hulot.

 Interrogé pour savoir s’il quitterait le gouvernement en cas de construction de l’aéroport, Nicolas Hulot souligne ne pas être « dans la sommation ». « Il faut sortir des joutes permanentes, insiste le ministre, s’il y a un cri que je veux pousser, une chose que je veux dire aux Français, c’est « aidez-moi  ». Je ne suis pas dans un combat partisan, c’est un enjeu humaniste ».

Le Premier ministre Edouard Philippe a confirmé la semaine dernière la promesse du candidat Emmanuel Macron pendant sa campagne de nommer un médiateur pour étudier « l’ensemble des options » et trancher cet épineux dossier avec une décision « claire » et « assumée ».

Nicolas Hulot a également assuré que la fermeture de la centrale nucléaire de Fessenheim (Haut-Rhin) était acquise mais, souligne-t-il, « si on doit fermer des réacteurs – et il faudra le faire –, ce sera sur des critères sociaux et de sécurité ». Et concernant le centre d’enfouissement des déchets nucléaires de Bure (Meuse), il souhaite « l’étudier davantage ».

Enfin, interrogé sur sa décision d’entrer au gouvernement après avoir décliné les propositions faites par trois présidents, M. Hulot entend faire « le pari de l’espoir ». « En me nommant, le président de la République et le Premier ministre n’ont pas choisi un magicien. J’hérite du ministère du temps long. Je veux convaincre que l’on peut faire de la contrainte écologique une magnifique opportunité ». « Être ministre est aussi une façon d’aller au bout de mon engagement, de me dire que pour ce combat, qui est celui d’une vie, j’aurai tout essayé », dit l’ancien « envoyé spécial pour la planète » de François Hollande.

Nicolas Hulot promet également d’être « un garde-fou intraitable » contre les pratiques « de grands semenciers ». « Vouloir mettre en coupe réglée les semences de la planète, c’est une violence absolue », lance-t-il. « Je ne suis pas anticapitaliste mais je suis contre tous les excès du ­capitalisme. »

 

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