Transport et infrastructures

Notre-Dame-des-Landes: Matignon fait appel à la démocratie participative… contre Ségolène Royal

Mots clés : Etat et collectivités locales - Gares, aéroports - Gouvernement

Ne pas évacuer la zone occupée par des opposants au projet controversé d’aéroport de Notre-Dame-des-Landes serait un « affaiblissement de la démocratie », a-t-on réagi lundi 17 octobre dans l’entourage de Manuel Valls, après un appel de Ségolène Royal à « arrêter les frais ».

Ségolène Royal, la ministre de l’Environnement, avait déjà proposé sans succès de ramener de deux à une piste le projet mené par le groupe Vinci. Elle a de nouveau pris publiquement dimanche 16 octobre le contre-pied du Premier ministre, comme récemment sur le dossier des boues rouges, en appelant à abandonner le projet d’aéroport. Ce qui selon elle permettrait d’évacuer les opposants « pacifiquement ».

Lundi 17 octobre, elle a ajouté ne pas vouloir « entretenir le feuilleton » de l’aéroport contesté de Notre-Dame-des-Landes et jugé « pas aberrant » que des positions divergentes s’expriment sur ce dossier au sein du gouvernement.

« La position de Ségolène Royal entre en contradiction totale avec deux de ses piliers idéologiques les plus importants, à savoir l’ordre juste et la démocratie décentralisée et participative », a souligné la source proche du Premier ministre à l’AFP. Ces deux concepts « ont apporté beaucoup à la gauche, on ne peut donc que s’étonner qu’ils soient remis en question, sur ce dossier très symbolique, justement par celle qui les a toujours défendus avec force », a poursuivi cette personne.

 

Risque d’évacuation musclée

 

Quant au risque soulevé par la ministre de victimes en cas d’évacuation musclée, « bien sûr personne ne veut de violences ou de drame », juge-t-on encore dans l’entourage de Manuel Valls. « Mais faire porter la responsabilité des violences aux forces de l’ordre est un peu étrange », alors que les « zadistes » refusent de quitter les lieux, a-t-on poursuivi.

Manuel Valls avait assuré la semaine dernière que l’évacuation des occupants du site « se fera(it) » dès « cet automne », malgré les craintes de violences.

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