Transport et infrastructures

Notre-Dame-des-Landes: les travaux peuvent redémarrer !

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Établissement recevant du public (ERP) ou assimilé

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Etat et collectivités locales

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Établissement recevant du public (ERP) ou assimilé

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Jurisprudence

Quelques heures après la décision du tribunal administratif de Nantes de rejeter les 17 recours environnementaux des opposants au projet de transfert de l’aéroport de Nantes Atlantique à Notre-Dame-des-Landes, le Premier ministre, Manuel Valls  enfonce le clou en annonçant «la reprise des travaux».

Le communiqué du tribunal est on ne peut plus clair: «Par 14 jugements rendus le 17 juillet 2015, le tribunal administratif de Nantes rejette tous les recours qui lui ont été présentés lors de l’audience du 18 juin dernier». Le tribunal a donc validé la méthode de compensation environnementale, vivement contestée par les opposants, et il renforce la protection des espaces naturels et agricoles en prescrivant de réduire la surface de certaines places de parkings.

En théorie, Aéroports du Grand Ouest (AGO), la filiale de Vinci, concessionnaire du futur site de 1 650 hectares est autorisé par la justice à lancer les travaux de la plateforme aéroportuaire et de sa desserte routière. Rappelons que ces travaux devaient initialement démarrer en 2013 pour une mise en service de l’aéroport en 2016 !

 

Soutien du gouvernement


Quelques heures après l’annonce de la décision de justice et alors que les opposants restent déterminés et annoncent leur attention de faire appel, la surprise est venue de Matignon. Le rejet des recours des opposants « doit entraîner la reprise des travaux », a annoncé le Premier ministre, Manuel Valls, dans un communiqué. « La réalisation du projet est ainsi à nouveau engagée après avoir été suspendue fin 2012 », a-t-il poursuivi.

« Nous nous félicitons de la réaction rapide et sans ambiguïté du Premier ministre qui annonce que cette décision doit entraîner la reprise des travaux, marquant ainsi la fin de la période de suspension décidée par l’Etat » a aussitôt commenté Jacques Auxiette, président de la Région des Pays de la Loire et du Syndicat Mixte Aéroportuaire.

Dans ce dossier local devenu éminemment politique, le soutien de Manuel Valls était fortement attendu chez les acteurs économiques régionaux, échaudés par l’abandon récent du projet d’autoroute entre Fontenay-le-Comte (Vendée) et Rochefort (Charente-Maritime). «Attendre davantage alors que l’aéroport actuel ne peut s’étendre pour des raisons environnementales autour du lac de Grand-Lieu, zone Natura 2000, serait un coup fatal porté au développement du Grand Ouest après l’abandon de l’A831» ont insisté Bruno Hug de Larauze, président de la CCI Pays de la Loire, et Alain Daher, président de la CCI Bretagne, en rappelant que ce projet va «générer 5,4 millions d’heures de travail et 3 000 emplois sur la durée du chantier».

 

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