Transport et infrastructures

Notre-Dame-des-Landes : les « pro-aéroports » qualifient la médiation de « mascarade »

Mots clés : Etat et collectivités locales - Gares, aéroports - Gouvernement

Les partisans du transfert de l’aéroport de Nantes à Notre-Dame-des-Landes réagissent vivement après la nomination de trois médiateurs par le gouvernement. Le profil de deux d’entre eux inquiète les pro-NDDL. La réunion entre les le Syndicat mixte aéroportuaire, les collectivités et l’Etat, le 6 juin à Matignon, promet d’être tendue…

La tension monte autour de Notre-Dame-des-Landes. Jeudi, le gouvernement a nommé trois médiateurs dans le dossier enlisé du projet d’aéroport nantais à Notre-Dame-des-Landes. Leur mission, d’une durée de 6 mois doit permettre « d’envisager les solutions permettant de répondre aux impératifs d’aménagement, dans un dialogue apaisé avec les acteurs et dans le respect de l’ordre public », selon les termes du communiqué du premier ministre, Edouard Philippe. Problème. Sitôt, les noms de ces trois personnalités, les partisans du projet de transfert ont vivement réagi.

 

« Cette médiation est une mascarade »

 

La nomination de l’ancienne préfète Anne Boquet ne pose pas de souci. En revanche, celles de Michel Badré, membre du Conseil économique, social et environnemental (CESE) et représentant de l’association Humanité et biodiversité, et surtout celle du spécialiste de l’aéronautique Gérald Feldzer posent un sérieux problème aux pro-aéroport.
Gérald Feldzer est particulièrement visé. Ils reprochent à ce proche de Nicolas Hulot (NDRL : il fut son directeur de campagne de en 2006-2007) son militantisme écologiste. Gérald Feldzer a notamment été conseiller régional Europe Ecologie Les Verts en Ile-de-France entre 2005 et 2010. 
« Cette médiation est une mascarade ! » a vivement réagi Bruno Retailleau, président de la région Pays de la Loire et du Syndicat mixte aéroportuaire (SMA) qui met en doute l’impartialité de Gérald Feldzer, et donc du principe même de la médiation.

 

Prises de position contre l’aéroport du Grand Ouest

 

Dans un communiqué, le SMA indique que « la nomination de Gérard Feldzer n’apporte pas ces garanties indispensables. Son passé d’élu et de militant ainsi que ses prises de positions contre l’Aéroport du Grand Ouest jettent le discrédit sur la médiation avant même qu’elle ne démarre ».
Le SMA et toutes les collectivités adhérentes exigent « sa mise en retrait » et en fait un préalable avant la prochaine étape qui était prévue mardi prochain (6 juin) à Matignon avec les collectivités et le Premier Ministre, Edouard Philippe.

L’impartialité du membre du CESE Michel Badré est également mise en doute. « Il a été nommé par une association opposée au projet, ce qui est inacceptable. Cette médiation est une mascarade et ses conclusions sont probablement déjà écrites » s’emporte Alain Mustière, président de l’association Des Ailes pour l’Ouest. Pour le débat « serein », c’est mal parti. 

Vous souhaitez réagir

Pour commenter l'article, vous devez être identifié ou vous inscrire
S'identifier

Pour accéder aux contenus et services en accès libre, identifiez-vous

Mot de passe oublié
S'inscrire

Vous souhaitez vous inscrire aux services proposés en accès libre.

Newsletter quotidienne et thématiques, alertes e-mail, commentaires sur les articles...

S'inscrire
Votre avis ?
En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies pour vous proposer des services et offres adaptés à vos centres d'intérêt. OK En savoir plus X