Transport et infrastructures

Notre-Dame-des-Landes: le gouvernement souffle le chaud et le froid

Mots clés : Gouvernement

Mardi 2 février, répondant à une question du sénateur PS de Loire-Atlantique Yannick Vaugrenard, Jean-Marie Le Guen, secrétaire d’État chargé des Relations avec le Parlement a déclaré que «l’automne prochain sera l’engagement effectif pour l’engagement des travaux». Une réponse Ségolène Royal, pour qui «il n’y aura pas d’évacuation par la force» à Notre-Dame-des-Landes.

«Toutes les procédures nécessaires auront été mises en œuvre et l’ensemble des conditions seront satisfaites» a précisé le secrétaire d’Etat qui lisait sa réponse sénateur au Yannick Vaugrenard en l’absence du premier Ministre Manuel Vals. Cette déclaration conforte et précise justement celle du Premier ministre qui annonçait devant les députés le 26 janvier dernier un «rendez-vous à l’automne» sans guère plus de précisions. «Il y aura d’ailleurs un rendez-vous. Ça sera à l’automne parce que c’est là où toutes les mesures devront être prises pour donner une avancée décisive. Au-delà, et nous le savons tous, ça ne serait pas possible. Avançons sur ce projet-là, c’est ça aussi respecter la parole» présidentielle, avait-il déclaré en réponse à la députée écologiste Cécile Duflot.

Paradoxalement, c’est l’annonce d’une énième étude sur des «projets alternatifs et complémentaires» par Ségolène Royal, ministre de l’Ecologie, qui a obligé le gouvernement à clarifier la situation. N’hésitant pas à contredire publiquement le Premier ministre, Ségolène Royal a demandé à son inspection générale qu’un rapport soit réalisé sous deux mois pour étudier des projets alternatifs à l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes et a exclu toute «évacuation par la force» de la ZAD.

Beaucoup ont vu dans cette annonce l’esquisse d’un abandon du projet. Que ce soit par les opposants rassemblés en «ateliers citoyens» ou la Direction générale de l’aviation civile (DGAC), les études sur le maintien de l’aéroport actuel existent. Elles concluent toutes sur la possibilité d’un maintien mais diffèrent considérablement sur le montant la facture.

Ce numéro de «démineur» joué par Ségolène Royal avait exaspéré les principaux responsables locaux – Bruno Retailleau (LR, président de la région), Philippe Grosvalet (PS, président du département) et Johanna Rolland (PS, présidente de Nantes Métropole) – qui ont, ensemble, demandé un rendez-vous avec François Hollande. «Il faut que l’ambiguïté soit levée et il faut trancher le débat» a déclaré Bruno Retailleau dénonçant une nouvelle «cacophonie du gouvernement».

L’annonce «officielle» d’un début des travaux pour l’automne suffira-t-elle à rassurer les partisans du projet ? Rien n’est moins sûr. Invitée sur France Inter le mercredi 3 février, le lendemain même de la réponse gouvernementale, Ségolène Royal a martelé : « Il n’y aura pas d’évacuation par la force ».


Ségolène Royal : « Il n’y aura pas d’évacuation… par franceinter

 

 

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