Transport et infrastructures

Notre-Dame des Landes : la médiation est « déjà un échec » pour des élus du Grand Ouest

Mots clés : Etat et collectivités locales - Gouvernement

L’ensemble des élus des collectivités présents lors d’une restitution, lundi 23 octobre au soir à Nantes, des travaux menés par les trois médiateurs nommés par le gouvernement pour l’aider à trancher sur ce dossier controversé, « est ressorti médusé », a affirmé le Syndicat mixte aéroportuaire (SMA) du Grand Ouest, mardi dans un communiqué.

La médiation gouvernementale sur le projet d’aéroport à Notre-Dame-des-Landes (Loire-Atlantique) est « déjà un échec », ont estimé mardi 24 octobre des élus du Grand Ouest, qui entendent écrire à Emmanuel Macron pour l’alerter sur ce qu’ils jugent être une « manipulation grossière ».

L’ensemble des élus des collectivités présents lors d’une restitution, lundi soir à Nantes, des travaux menés par les trois médiateurs nommés par le gouvernement pour l’aider à trancher sur ce dossier controversé, « est ressorti médusé », affirme le Syndicat mixte aéroportuaire (SMA) du Grand Ouest, mardi dans un communiqué.

« En effet, les médiateurs n’ont présenté que des expertises sur le réaménagement de Nantes-Atlantique (l’actuel aéroport, qui aurait dû initialement être transféré à Notre-Dame-des-Landes en 2017, NDLR) alors que les tribunaux ont rappelé à maintes reprises que cette option ne relevait pas d’une ‘alternative avérée au transfert' », soulignent les collectivités finançant le projet de nouvel aéroport nantais.

« Rien sur les conséquences dramatiques d’un renoncement en terme d’étalement urbain et donc de consommation foncière et agricole. Rien sur la manière « d’apaiser l’ensemble des acteurs et de rétablir l’ordre public » pourtant clairement explicitée dans la lettre de mission » des médiateurs, qui doivent rendre leur rapport avant le 1er décembre, déplorent les collectivités. « Pire », selon elles, « les médiateurs ont avoué leur embarras en affirmant: « nous ne sommes pas là pour mettre les gens d’accord, nous ne parviendrons pas un consensus » alors que c’est pourtant semble-t-il l’objectif même de la médiation », affirme le SMA dans son communiqué.

« Cette médiation n’est plus qu’une énième expertise totalement illégitime et inefficace », a accusé le président du syndicat mixte, Philippe Grosvalet, par ailleurs président (PS) du conseil départemental de Loire-Atlantique, qui entend écrire « dès demain (mercredi) au Président de la République (…) afin de l’alerter sur cette manipulation grossière ».

Le SMA, très critique sur cette médiation jugée « partiale », avait annoncé le 4 octobre avoir demandé à la Haute autorité pour la transparence de la vie publique (HATVP) d’étudier un « éventuel conflit d’intérêts » après la nomination par les médiateurs de deux experts membres de la Fondation créée par le ministre de la Transition écologique, Nicolas Hulot, accusée par les pro-aéroport d’ingérence.

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