Aménagement

Notre-Dame-des-Landes : adieu campagnol amphibie

Mots clés : Etat et collectivités locales - Gares, aéroports

Le préfet de Loire-Atlantique a signé mardi 13 septembre deux arrêtés portant sur la destruction de ce petit rongeur présent sur le site du projet d’aéroport de Notre-Dame-des-Landes, permettant ainsi le début des travaux.

Il ne restait plus que lui comme obstacle : un petit animal (16 à 23 cm avec une queue de 10 cm en moyenne) de moins de 300 grammes au corps arrondi et aux petites oreilles peu visibles dans le pelage. Espèce protégée, le campagnol aquatique occupant des zones marécageuses du site du futur aéroport de Notre-Dame des Landes, empêchait le lancement des travaux. Il manquait en effet deux arrêtés portant dérogation à sa protection pour réaliser la plateforme aéroportuaire du futur « Aéroport du Grand Ouest », ainsi que sa desserte routière. Las, mardi 12 septembre, le préfet de Loire-Atlantique a autorisé, attention, le terme peut choquer les âmes sensibles, sa « destruction ».

« Ces arrêtés s’inscrivent dans la continuité des autorisations déjà délivrées pour la réalisation du projet de transfert de l’aéroport du grand ouest de Nantes à Notre-Dame-des-Landes », déclaré d’utilité publique en 2008, a froidement déclaré la préfecture dans un communiqué. Communiqué qui précise tout de même que des mesures de transfert, de compensation et de suivi sont officiellement prévues par l’arrêté. La présence d’un «expert en écologie du campagnol amphibie» est également exigée pour l’organisation des travaux.

Les opposants au projet de nouvel aéroport nantais, qui ont indiqué à plusieurs reprises qu’ils attaqueraient ces arrêtés dès leur publication, ont deux mois pour déposer un recours devant le tribunal administratif de Nantes.

 

 

 

 

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    A quoi servent donc les mesures de protection ?

    Quel scandale et quelle honte ! Alors que ce matin même, un sujet était diffusé sur France 2, montrant comment en Allemagne un programme ambitieux était mis en œuvre afin de sauver une population de 10 000 lézards dont un site d’habitat se trouvait sur le tracé d’une ligne ferroviaire en construction, l’Etat Français prend un arrêté afin de procéder à la destruction d’une espèce pourtant déclarée protégée par lui-même ! Tout est donc possible à l’Etat Français si ça l’arrange ? Faut-il rappeler le risque encouru par le citoyen lambda pour destruction d’une espèce protégée ou de son site ? Mais quelle image donne-t-on ? La protection des écosystèmes et de notre planète n’est donc bien qu’un vain discours dans la bouche de nos dirigeants destiné à endormir nos consciences !
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