Environnement

Nîmes demande son classement en zone de catastrophe naturelle

Mots clés : Assurances - Droit de l'environnement - Sécurite civile

Le maire de Nîmes Jean-Paul Fournier a demander au ministre de l’Intérieur Nicolas Sarkozy, en visite dans la ville pour rencontrer des sinistrés, le classement de celle-ci en zone de catastrophe naturelle.

Jusqu’à 275 mm d’eau sont tombés dans certains quartiers situés dans l’ouest de ville, a-t-on ajouté de même source, précisant que le classement en zone de catastrophe naturelle permettait aux particuliers et aux entreprises d’être mieux remboursés par les assurances.
Les dégâts provoqués par les intempéries, notamment à la voirie, n’ont pas encore été estimés, selon la municipalité qui rappelle que ceux provoqués par la première vague d’intempéries, mardi et mercredi, avaient été évalués à quelque 100.000 euros.

Par ailleurs, le maire regrette que l’alerte rouge n’ait pas été décrétée pour la journée de jeudi, estimant que le dispositif d’alerte établi par Météo France était « un petit peu trop rigide », a ajouté la municipalité.
« L’alerte rouge a un effet psychologique sur les gens qui se sont sentis un peu piégés », a-t-on ajouté de même source.
Mais « pour être en alerte rouge, les prévisions doivent faire état d’un cumul de 300 mm » ce qui n’était pas le cas jeudi, a-t-on reconnu, en admettant que « les moyens mis en oeuvre par l’Etat auraient été les mêmes ».

Météo France souligne, pour sa part, que le niveau orange constitue un niveau de risque sévère, voire très sévère, ajoutant que la « réalité du terrain » est d’une « complexité » dont il est difficile de rendre compte dans un dispositif d’information « simple » à quatre niveaux, a expliqué à l’AFP, Bernard Strauss, directeur national de la prévision.
Nîmes souhaite aussi l’aide de l’Etat pour accélérer un programme de travaux, lancés à la suite d’inondations meurtrières de 1988 (neuf morts et un disparu) et visant notamment à construire 35 bassins de rétention, d’un coût total estimé à quelque 200 M EUR. Pour l’instant, 22 bassins ont été réalisés et 62 MEUR investis, dont 50% par la ville.

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