Logement

Nexity se dit raisonnablement optimiste

Mots clés : Entreprise du BTP - Gestion et opérations immobilières

Le promoteur immobilier Nexity a réalisé un chiffre d’affaires 2,83 milliards d’euros (+8,8% sur un an), en particulier grâce à l’activité engrangée par son pôle immobilier d’entreprise. Malgré sa solidité financière, le marché est tel que l’activité devrait encore reculer cette année.

 

Nexity a réalisé un chiffre d’affaires 2,83 milliards d’euros (+8,8% sur un an), en particulier grâce à l’activité engrangée par son pôle immobilier d’entreprise. Le résultat opérationnel courant est stable à 200 millions, soit une marge opérationnelle de 7,1% (-0,7 point). Enfin son bénéfice net part du groupe baisse de 22% à 42 millions.

Dans le logement, sa principale activité, Nexity a engrangé 1,8 milliard d’euros en 2012 (+3,7% surtout grâce aux sept opérations livrées en Italie contre quatre en 2011) et affiche une marge opérationnelle de 9,6% (-0,4 point) en raison de la baisse des volumes commercialisés (-5% à 11 182 unités). Les réservations ont reculé de 11% à 10 191 unités (31% des lots vont aux bailleurs sociaux contre 9% en 2006) sur un marché en baisse de 28%. « La qualité de nos opérations fait que 74% des logements étaient commercialisés au moment du lancement du chantier », note le P-DG de Nexity Alain Dinin. Le profil des acquéreurs de logements évolue toutefois nettement : les investisseurs individuels restent les plus gros clients (58%, -8 points), les primo-accédants comptent pour 33% (+8 points), les autres accédants sont stables autour de 8%. « Notre part de marché globale dans le logement dépasse désormais 12,5% », estime Alain Dinin, le P-DG du groupe (22% en Ile-de-France où le marché se resserre sur les grands promoteurs mais 6,1% dans le sud-est). Le prix des logements vendus a baissé de 5,7% (-3,3% hors Paris) mais la surface également a reculé (-3,4%), si bien que le prix moyen au m² est en retrait de 2,3% à 3 761 euros. Le groupe évalue à 34 023 unités son potentiel d’activité future : 10 082 unités lots de terrains à bâtir potentiels auxquels s’ajoutent 14 214 logements en province et 9 727 logements en Ile de France (en forte progression).

Le pôle immobilier d’entreprise enregistre une activité en forte progression (+61,3%) à 518 millions  grâce au bon niveau de prises de commandes de 2011. Sa marge opérationnelle progresse de 1,6 point à 4,9% et ce « malgré l’impact significatif des charges de prospection et de montage des opérations », note le groupe. Elle devrait donc encore progresser.

Enfin, le pôle services immobiliers et réseaux 514 millions (-6%) pour un résultat opérationnel de 29,9 millions (contre  44,1 millions en 2011).

 

Optimisme mesuré pour 2013

 

Le carnet de commandes du groupe s’établit à 3,1 milliards d’euros (-6,9% mais +4% dans le logement au plus haut depuis 10 ans), soit 16 mois d’activité. Son chiffre d’affaires en 2013 devrait baisser légèrement à 2,6 milliards, avec un objectif de résultat opérationnel supérieur en légère baisse lui aussi à 180 millions.

Dans l’immobilier d’entreprise, Alain Dinin affiche un objectif de 350 millions de prises de commandes contre 176 millions en 2012. Le groupe entend devenir la référence sur le marché pour les opérations complexe et développer par ailleurs sa gamme de produits standardisés à prix compétitifs, notamment en régions.

Dans le logement, Nexity entend maintenir ses parts de marché sur la base d’une clientèle diversifiée et d’une gamme de produits élargie (accession, résidences gérées lesquelles représentent désormais 22% de l’offre), d’un développement prioritairement dans les grandes zones urbaines et d’un travail toujours soutenu sur les prix et les marges. Ce alors même que le marché global des ventes en promotion est attendu au mieux stables entre 70 et 75 000 ventes. « Les mesures prises par le gouvernement vont dans le bon sens », explique le P-DG de Nexity. « Mais malgré cela, le marché pourrait bien se dégrader en 2013 pour trois raisons : les intentions d’achat sont au plus bas depuis 10 ans (un français sur 4 a cherché à changer de logement et renoncé), notamment en raison des prix et du manque de confiance des ménages, le dispositif d’investissement locatif Duflot ne fera pas mieux que le Scellier version 2012, et les bailleurs sociaux ne s’engagent pas tant qu’ils ne savent pas quel taux de TVA sera applicable à leurs opérations l’an prochain ».

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