Collectivités territoriales

Nancy devient métropole plus tôt que prévu

Mots clés : Etat et collectivités locales

Bien que sa population soit inférieure à 400 000 habitants, l’agglomération lorraine a obtenu le statut de métropole, eu égard au degré d’intégration de ses 20 communes. La prise d’effet au 1er juillet prochain lui fait gagner six mois.

Dès le 1er juillet prochain, le Grand Nancy deviendra la 15e métropole de France et la seconde de la nouvelle région Grand Est après Strasbourg. Le décret du 22 avril lui attribue ce statut. Il lui fait gagner six mois par rapport au calendrier envisagé qui visait une entrée en vigueur au 1er janvier 2017. André Rossinot, le président du Grand Nancy, entend utiliser ce gain de temps pour avancer rapidement vers la rédaction du Projet métropolitain, le document cadre qui fixera la vision du territoire à moyen et à long terme. «Comme nous allons pouvoir nous mettre tout de suite au travail, l’échéance d’une adoption fin 2016 paraît réaliste», déclare-t-il au Moniteur. Le Projet s’inscrira dans trois axes principaux, dont l’innovation/compétitivité et le territoire «durable» engagé dans la transition énergétique et des projets d’aménagements innovants.

Parmi les projets urbains majeurs à venir, Nancy Grand Cœur vise la construction de 165 000 m2 de logements et de surfaces tertiaires près de la gare de centre-ville et la réalisation, en concession, du pôle thermal Nancy Thermal estimé entre 50 et 60 millions d’euros.

 

Une aire urbaine de près de 500 000 habitants

 

Avec ses 266 000 habitants, la Communauté urbaine du Grand Nancy n’atteignait pas le seuil de population (400 000 habitants) fixé pour le statut de métropole par la loi Maptam. A l’instar de Brest, ce point n’a pas empêché la validation du dossier. «Notre reconnaissance n’est pas un passe-droit, elle est pleinement légitime et résulte d’une analyse de notre dossier au regard strict de la loi», insiste André Rossinot. Le critère démographique, s’il est le plus connu, n’est en effet pas le seul à entrer en ligne de compte. En l’espèce, l’«antériorité dans l’intercommunalité» et le degré d’intégration, «le plus élevé parmi les communautés urbaines», ont été décisifs, relate le président du Grand Nancy.

Ce territoire a créé un district dès 1959 avant de se transformer en communauté urbaine en 1996. Son «coefficient d’intégration fiscale», qui mesure l’ampleur des compétences communales transférée à l’intercommunalité, atteint 0,601 contre une moyenne nationale de 0,445. En outre, le Grand Nancy fait valoir son rayonnement universitaire et économique au-delà de son périmètre institutionnel. Il mesure à 476 000 habitants son «aire urbaine» d’influence et à 580 000 habitants son «bassin de vie».

 

Vous souhaitez réagir

Pour commenter l'article, vous devez être identifié ou vous inscrire
S'identifier

Pour accéder aux contenus et services en accès libre, identifiez-vous

Mot de passe oublié
S'inscrire

Vous souhaitez vous inscrire aux services proposés en accès libre.

Newsletter quotidienne et thématiques, alertes e-mail, commentaires sur les articles...

S'inscrire
En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies pour vous proposer des services et offres adaptés à vos centres d'intérêt. OK En savoir plus X