Réalisations

Mur et lamentations à Rueil-Malmaison

La construction d’un mur bordant la cité de la Fouilleuse et la séparant de l’avenue commerçante du même nom déclenche l’incompréhension des riverains. Faut-il s’inquiéter?

Il y a d’abord eu cet article du site Rue89.com intitulé « Rueil : autour de la cité, le mur de la honte… ou du renouveau » il a deux mois. Et puis le 5 août un papier du Parisien édition des Hauts-de-Seine : « Rueil-Malmaison : le mur de la discorde ». Les habitants interrogés évoquent « la ghettoïsation », « un cache-misère », un « camp » ou une « prison ». Et le bruit s’amplifie de forum de discussion sur internet en blog. En des termes tout aussi forts. On imagine alors Berlin, la barrière de sécurité israélienne, de sombres ghettos… Plus prosaïquement, le mur en question n’est qu’une petite partie du projet de rénovation urbaine de l’avenue de Fouilleuse à Rueil-Malmaison. Pilotée par la ville et le bailleur social France Habitation, la construction de cet ouvrage s’inscrit dans le cadre du plan global de réhabilitation mené par l’Agence nationale de rénovation urbaine (Anru). Débutée en février la rénovation de l’avenue est prévue pour s’achever en septembre.
Pour l’instant barrière de béton grise et laide, le mur (haut de quatre mètres) doit à terme être végétalisé et participer à la « résidentialisation » du quartier (en clair, briser les grands espaces et séparer l’espace privé – habitations – de l’espace public – la rue – pour plus de confort et de sécurité et des habitants).
Le temps dira si ce mur mérite de rejoindre ses tristes prédécesseurs.

Adrien Pouthier

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