Entreprises de BTP

Monsieur le futur président de la République, n’oubliez pas le BTP !

Mots clés : Bâtiment d’habitation individuel - Elections - Gouvernement

Logement, urbanisme, énergie, infrastructures et social : 5 priorités pour le BTP assez délaissées par les candidats à l’élection présidentielle. Peut-être trop techniques ou pas assez clivants.
Pour chacun de ces thèmes et à la veille du premier tour, le Moniteur.fr propose, chaque jour, une synthèse des urgences auxquelles le prochain gouvernement devra s’atteler. Aujourd’hui, le logement.

Faisons le bilan. Celui du quinquennat qui s’achève. Pour la construction, même si l’enthousiasme est retombé, le compte est plutôt bon. Ceci tient en une formule : « Grenelle de l’environnement ». En mettant en évidence le rôle majeur du bâtiment et des transports dans les enjeux de demain, la construction, jusqu’alors reléguée dans le peloton des low techs, est revenue sur le devant de la scène. Libre à chacun de juger de la pertinence des mesures et de la production législative qui s’ensuivirent. Une chose est sûre : les acteurs de la construction sont redevenus des partenaires essentiels de la mise en œuvre des politiques publiques.

 

Finie la vision romantique du Grenelle

 

Ce n’est finalement que justice pour un secteur qui pèse 8,3 % du produit intérieur brut français. Sur le terrain social, les candidats n’auront pas oublié que le soutien à l’activité du BTP – qui emploie près d’un actif sur dix en France – est crucial dans la lutte contre le chômage.

Une autre chose est sûre : le prochain quinquennat devra transformer l’essai – avec plus ou moins de rythme selon les candidats – dans un cadre beaucoup plus étroit.
Au Grenelle le temps des ambitions, au prochain quinquennat celui des décisions. Ainsi que le résume Patrice Geoffron de l’université Paris-Dauphine (voir page 22), « nous sortons de la vision romantique du Grenelle et il faudra être inventif et iconoclaste ».

D’idées, les acteurs de la construction ne manquent pas. Il n’est qu’à voir le nombre de manifestes et autres livres blancs adressés aux candidats. A leur lecture, on comprend qu’au final, sur bien des sujets, comme l’illustre Patrick Bernasconi, président de la FNTP, à propos du financement des infrastructures : « les solutions, je pense que nous les connaissons. C’est maintenant de courage politique dont nous avons besoin. »

En cela, l’actuelle campagne présidentielle et ses débats caricaturaux n’éclairent pas les sujets importants pour le BTP.
Avec des finances contraintes, le prochain gouvernement devra trancher des questions cruciales : comment produire plus de logements ? Comment libérer l’offre de foncier constructible ? Quel avenir pour l’Agence nationale de rénovation urbaine ? Comment hiérarchiser les projets d’infrastructures de transport ? Comment les financer ? Comment (re)vitaliser les énergies renouvelables ? Faut-il faire vieillir le parc de centrales nucléaires ?…
Toutes ces questions ne sont pas nouvelles. Elles auraient même tendance à se reposer dans des termes assez similaires à chaque renouvellement de mandat. Mais chaque jour un peu plus aiguës. Chaque jour un peu plus urgentes.

 

A suivre aujourd’hui, les dossiers « chauds » du logement

Vous souhaitez réagir

Pour commenter l'article, vous devez être identifié ou vous inscrire
S'identifier

Pour accéder aux contenus et services en accès libre, identifiez-vous

Mot de passe oublié
S'inscrire

Vous souhaitez vous inscrire aux services proposés en accès libre.

Newsletter quotidienne et thématiques, alertes e-mail, commentaires sur les articles...

S'inscrire
Votre avis ?
En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies pour vous proposer des services et offres adaptés à vos centres d'intérêt. OK En savoir plus X