Événement

Mons2015 prend son envol

Mots clés : Manifestations culturelles - Musées - galerie

La capitale européenne de la culture réalise la prouesse d’inaugurer dans le même week-end quatre musées et une salle de musiques nouvelles. Quinze installations urbaines complètent le programme.

Un peu plus de deux mois après l’ouverture officielle de Mons2015, la capitale européenne de la culture, distante d’à peine vingt-cinq kilomètres du Nord-Pas-de-Calais, passe la vitesse supérieure. Quatre nouveaux musées ouvrent leurs portes ce samedi.

Rénové une première fois dans les années 90, le site de la Machine à Eau se transforme en Mons Memorial Museum, espace muséal consacré à la compréhension du phénomène guerrier. Deux extensions contemporaines, signées Pierre Hebbelinck et Pierre de Wit, complètent de part et d’autre cet édifice classé qui tient une place importante dans l’histoire civile, architecturale et urbanistique de Mons.

La chapelle du Couvent des Ursulines, exemple remarquable d’architecture classique du début du XVIIIe siècle, toutefois abîmé après la Seconde Guerre Mondiale, devient Artothèque. La présence destructrice de planchers en béton est transformée en opportunité. La philosophie du projet réside dans la création d’une faille verticale s’ouvrant sur la hauteur et la longueur de la nef, et dans la libération visuelle du rez-de-chaussée. Lieu de réserve et de conservation des œuvres du patrimoine communal non exposées, l’Artothèque se présente comme le cœur du pôle muséal de Mons.

 

A grand renfort de fonds structurels

 

Situé à l’arrière de l’hôtel de ville, l’ancien mont-de-piété, édifié en 1625, héberge désormais le Musée du Doudou, un centre d’interprétation de la légende de Saint-Georges et du Dragon, dix ans après que la Ducasse rituelle de Mons a été reconnue Patrimoine oral et immatériel de l’Humanité par l’Unesco en 2005.

Enfin, le Silex’s propose une nouvelle lecture du site archéologique des mines néolithiques de Spiennes. Il faudra, par contre, patienter encore quelques semaines pour monter – par un ascenseur vitré – au sommet du Beffroi, également transformé en musée.

Mons 2015 c’est un budget équivalent à Lille 2004 et à Marseille 2013 mais pour une ville de 95 000 habitants. Et encore ! Les 70 millions d’euros affichés ne tiennent pas compte des investissements en infrastructures. Le bourgmestre Elio Di Rupo, ancien Premier ministre, a donné de sa personne pour faire de Mons2015 «un choc» dans une région qui compte 20 % de chômeurs. Depuis dix ans, la ville a reçu plus de 150 millions d’euros de fonds européens, ce qui lui a permis de financer la création ou la rénovation de nombreux équipements culturels.

A Mons, on dit des fonds européens qu’ils «(a)grandissent la ville». Car Mons2015 c’est une métamorphose. Un centre de congrès international signé Daniel Libeskind – le MICX (30 millions d’euros) – a été inauguré en janvier. En 2018, celui-ci sera relié au centre historique par une gare-passerelle œuvre de Santiago Calatrava (150 millions d’euros intégralement financés par la Société nationale des chemins de fer belges).

«Lille2004 nous a largement inspirés avec ses Maisons Folie», confie Elio Di Rupo. Mais à l’heure où les projets se raréfient chez nous, on reste pantois devant l’héritage que va laisser Mons2015. Damien Castelain, le président de la Métropole européenne de Lille (MEL) et de l’Eurométropole Lille-Kortrijk-Tournai, confie pour sa part vouloir s’inspirer de ses voisins.

 

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