Logement

Midi-Pyrénées: très inquiets, les bailleurs sociaux lancent un appel

Mots clés : Bâtiment d’habitation individuel - Financement du logement - Logement social

Après l’annonce de la baisse probable de 50 à 60 euros des APL pour les locataires de logements sociaux, l’Union sociale pour l’habitat de l’ex-région Midi-Pyrénées a lancé un appel pour faire part de son inquiétude. Selon elle, la mesure représenterait pour les bailleurs sociaux de l’ex-région une perte de recettes de 59 millions d’euros et la construction ou la rénovation de 4 000 logements en moins chaque année.

C’est peu dire que les bailleurs sociaux de l’ex-région Midi-Pyrénées sont inquiets. Réunis mercredi 20 septembre à Toulouse, ils avaient encore l’air sonnés par l’annonce, quelques heures plus tôt, de la probable baisse des APL de 50 à 60 euros par mois pour les locataires de logements sociaux. Une baisse des APL qui devra être compensée par une baisse des loyers récoltés par les bailleurs sociaux.

 

Un appel lancé pour un grand dialogue sur le logement social

 

Pour faire part de son inquiétude et de son incompréhension, l’Union sociale pour l’habitat de l’ex-région Midi-Pyrénées (USHMP) a lancé ce mercredi un appel «pour un logement social moderne dans notre région et contre des mesures d’affaiblissement et de démantèlement des bailleurs sociaux présents sur nos territoires». Objectif: obtenir des responsables politiques un retour à la table des négociations et la mise en œuvre d’un grand dialogue sur le logement social.

Le document a déjà été signé par une cinquantaine d’organismes. Parmi eux, des bailleurs sociaux, des associations comme la Fondation Abbé Pierre, mais aussi la présidente de la région Occitanie, le président du département de la Haute-Garonne et la Fédération du bâtiment et des travaux publics de la Haute-Garonne.

Initiateur de cet appel, Jean-Michel Fabre, président de l’USHMP, s’inquiète de l’absence de compensation des importantes baisses de recettes que la mesure va engendrer. «La stabilisation du Livret A ne compensera qu’un pour cent de nos pertes», déplore-t-il. L’USHMP a calculé que pour les bailleurs sociaux de l’ex-région Midi-Pyrénées, qui compte 135 000 logements sociaux, dont 81 000 touchent les APL, une baisse des loyers de 60 euros par mois représenterait une chute de 59 millions d’euros de leurs recettes chaque année. De quoi, selon l’USHMP, mettre très rapidement en péril la survie des bailleurs sociaux les plus fragiles.

 

4 000 logements en moins

 

«Dès 2018, cela va se traduire par une baisse de notre capacité à construire, réhabiliter et entretenir le parc», avertit Jean-Michel Fabre, qui estime que ce sont 4 000 logements en moins qui pourront être construits ou rénovés dans l’ancienne région chaque année.

Des prévisions qui inquiètent aussi le secteur du bâtiment. «Toute mesure qui tend à affaiblir le logement nous impacte très directement», affirme Émile Noyer, président assesseur de la Fédération du bâtiment et des bravaux publics de Haute-Garonne, et signataire de l’appel de l’USHMP. Dans ce département, le logement social représente 15% de l’activité du BTP, la construction de près de 4 400 logements neufs chaque année et plus de 4 500 emplois.

 

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