Profession

Micmac moche au pays des PPP

Mots clés : Architecte - Réglementation

Architecte évincé de son chantier, plainte contre un confrère, saisine de l’Ordre des architectes, « perquisition » aux allures de barbouzerie… Bienvenue au pays magique des PPP.

C’est une histoire un brin touffue qu’évoque notre confrère Le Canard enchaîné dans son édition du jour… Pour résumer : l’architecte Philippe Blandin (agence In/On), qui a travaillé dans le cadre d’un partenariat public-privé (PPP) sur le campus de l’université Paris-Diderot, est en conflit depuis 2011 avec ses confrères de l’agence SCGMA.

Philippe Blandin accuse notamment cette agence de l’avoir évincé du chantier et d’avoir introduit des modifications dangereuses pour la sécurité des bâtiments, qui dénaturent en outre son projet; tout en risquant d’entraîner sa responsabilité pénale. Des détails ont été publiés ici. Il porte plainte en janvier 2011 contre SCGMA et en avise l’Ordre des architectes, puisqu’un confrère est visé dans l’affaire. Le quotidien Le Monde s’empare du sujet en 2013.

Ce 16 mars, l’architecte évincé adresse à la présidente du Conseil national de l’Ordre des architectes (Cnoa), Catherine Jacquot, un récapitulatif de son action et de ses griefs envers le Conseil régional de l’Ordre des architectes en Ile-de-France (Croaif); en évoquant de possibles « conflits d’intérêt ».

Le Croaif, par la voix de l’un de ses porte-parole contacté par Le Moniteur, dément formellement le moindre « conflit d’intérêt » et rappelle au passage qu’il ne peut valablement statuer que sur les seuls aspects déontologiques de la plainte (un juge étant saisi par ailleurs). C’est ainsi que le 3 février 2015, le Bureau du Croaif se réunit et estime, au vu des pièces qui lui sont présentées, qu’il n’existe pas, dans le dossier « d’éléments probants » pour traduire le confrère incriminé, SCGMA, devant la Chambre de discipline.

Le 10 février 2015, le même Croaif se retrouve en formation plénière, à l’occasion de sa réunion officielle mensuelle, et entérine la décision du Bureau, laquelle est notifiée à Philippe Blandin en ce début mars afin qu’il puisse, le cas échéant, actionner les voies de recours possibles. Joint au téléphone par Le Moniteur, celui-ci affirme n’avoir pas reçu la moindre notification…

Et l’affaire se corse un peu plus lorsque, ce 30 mars, une singulière « perquisition » se serait déroulée à son agence, ainsi que la relate le site de L’Express.

On en reparle?  

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