Aménagement

Michel Delebarre critique le « double langage » du gouvernement sur le logement social

Le président de l’Union sociale de l’habitat (USH), Michel Delebarre, a jugé mardi que l’Etat ne pouvait pas tenir un « double langage » en poussant à la construction de HLM et dans le même temps en ne cédant ses terrains qu’au « plus offrant ».

« L’Etat ne peut avoir un double langage: nous pousser à développer l’offre sociale tout en cédant ses propres terrains et immeubles au plus offrant », a lancé le député-maire PS de Dunkerque.
« A très court terme (…), l’Etat doit montrer l’exemple en consacrant une part significative des terrains ou de l’immobilier dont il dispose et qu’il vend au logement social », a-t-il expliqué en ouverture du congrès de l’USH qui se tient à Nantes pour trois jours.

Qualifiant ce dossier du foncier de « nécessaire » et d' »urgent », M. Delebarre a indiqué qu’il interpellerait le ministre de la Cohésion sociale et du Logement Jean-Louis Borloo sur ce sujet précisément jeudi.
« Nous ne produirons du logement social de qualité que si nous disposons des terrains pour l’y implanter dans des conditions financières adaptées », a-t-il poursuivi, citant les propriétés de Réseau Ferré de France (RFF), du ministère de l’Equipement ou de la Défense.
Le président de l’USH a par ailleurs déploré que l’aide personnalisée au logement (APL) ait été « sacrifiée » au détriment des familles les plus modestes.
Enfin, M. Delebarre a plaidé pour le maintien des conditions d’aide de l’agence nationale de rénovation urbaine (ANRU).

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