Transport et infrastructures

Métro de Rennes : remous sur le passage du tunnelier

Mots clés : Établissements de culte, funéraire - Matériel - Equipement de chantier - Transport collectif urbain

Démarrée début janvier, la réalisation de la tranchée souterraine du métro de Rennes sur plus de 8 kilomètres provoque des affaissements. Un trottoir s’est effondré et une maison a dû être évacuée. De plus, dans le centre-ville, des fissures apparaissent sur les murs d’une église. Le tunnelier n’a pas été arrêté.

« Avant que le trottoir s’effondre, le périmètre de sécurité était installé », souligne d’emblée Sébastien Sémeril, premier adjoint à la maire de Rennes, au sujet de l’affaissement apparu vendredi 20 mars. De même, mardi 24 mars, une nouvelle zone sécurisée a été établie non loin du lieu du premier incident alors qu’aucune manifestation physique n’était visible. Une anticipation rendue possible grâce aux évolutions technologiques et à l’expérience de la première ligne de métro inaugurée en 2002.

« Nous disposons de deux indicateurs majeurs, explique Xavier Tirel, directeur technique de la Semtcar (1). Le premier concerne la différence entre les prévisions de volumes à excaver et les matériaux réellement évacués. Le second est un fontimètre installé en tête du tunnelier. Cet appareil détecte la formation de cavités ». De fait, ces deux indicateurs ont permis aux ingénieurs d’anticiper le premier affaissement et par conséquent, de prendre les précautions nécessaires.

« La seconde alerte est moins importante que la première », nuance Sébastien Sémeril. Plus précisément, au niveau des voussoirs 176 et 177, la surexcavation atteignait respectivement 15 et 35 m3. Reste que par précaution, les élus ont préféré évacuer les habitants d’une maison de la zone sensible. Pour remédier à cette situation, des mesures de comblement vont être effectuées. « Il s’agit de compacter sous pression la zone fragilisée tout en injectant du béton afin de remplir les interstices restants », précise Xavier Tirel. D’ici quelques jours, un bâtiment associatif devrait rouvrir ses portes.

En revanche, l’église Saint-Aubin reste fermée jusqu’à nouvel ordre. L’apparition de fissures a en effet conduit les responsables à cette mesure. « Elles sont vraisemblablement liées aux travaux de creusement à la station Saint-Anne », poursuit Xavier Tirel. L’actuelle station est à une vingtaine de mètres sous terre alors que son extension impose de descendre à 26 mètres pour accueillir la deuxième ligne. Hier, l’église avait cessé de bouger mais pour qu’elle rouvre, il faudra attendre les travaux de confortement des façades.

(1) Rennes Métropole a confié à cette sem la maîtrise d’ouvrage

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