Transport et infrastructures

Métro de Rennes : le tunnelier entre en zone sensible

Mots clés : Bâtiment d’habitation individuel - Centre commercial - Magasin - Matériel - Equipement de chantier - Transport collectif urbain

40 logements et 9 commerces seront évacués à titre préventif dans le centre-ville de Rennes, en vue de l’arrivée du tunnelier Elaine place Sainte-Anne. Une zone sensible du centre historique.

Le chantier de la ligne B du métro de Rennes entre cette semaine dans une phase délicate. Le tunnelier Elaine, progresse actuellement sous les artères commerçantes du centre ancien. A ce jour, il ne reste plus que 125 mètres avant d’atteindre l’un des sites sensibles : la place Saint-Anne ; cœur historique de la cité où vont se croiser les deux lignes, l’existante et la future.

Aussi par mesure de précaution, 40 logements et 9 commerces (situés aux 1, 2 et 3, place Sainte-Anne et aux 7 et 9, rue de la Motte-Fablet) vont faire l’objet d’une évacuation à titre préventif du vendredi 16 septembre au soir jusqu’au lundi 19 au matin. Le temps de laisser Elaine arriver à la station Saint-Anne.

Les études de sous-sol ont identifié 18 points singuliers le long du tracé de 14 km dont le point numéro 11. En effet, à l’angle de place Saint-Anne, rue de la Motte Fablet, les sondages ont révélé une anomalie géologique particulière : une sur-hauteur de remblai de 6 mètres entre les caves du front bâti et la section du tunnel. Vraisemblablement les traces d’une ancienne douve, nécessitant un traitement par injection de ciment. Une série de forages pratiqués dans les caves des immeubles vont se poursuivre jusqu’à l’arrivée du tunnelier. Ces espaces peu accessibles, confinés sous une hauteur de moins de deux mètres, impliquent le démontage et le remontage des foreuses.

 

Un risque de 3%

 

Menés par les équipes de Dodin Campenon Bernard chargées du soutènement, les travaux de consolidation avaient déjà commencé cet été rue de la Motte Fablet, en amont de ce point d’anomalie. Le sous-sol composé d’un millefeuille de lignes de schiste inclinées à 37° a fait l’objet d’opération de renforcement par épinglage de barrettes métalliques. 40 m3 de ciment ont été injectés dans les espaces interstitiels pour assurer sa stabilisation.

Un dispositif d’instrumentation permet d’effectuer un suivi en temps réel du comportement des bâtiments concernés.
Selon les représentants du groupement de maitrise d’oeuvre Egis, le risque d’un mouvement de terrain a été quantifié à 3%. Ce qui justifie les mesures d’évacuation préventive prises en accord avec la maîtrise d’ouvrage, la Semtcar (société d’Économie Mixte des Transports Collectifs de l’Agglomération Rennaise) et la ville de Rennes.

Un relogement est prévu pour les habitants concernés, ainsi qu’une indemnisation pour les commerçants. La circulation des véhicules, piétons, cyclistes sera maintenue pendant l’évacuation. Dans le cas d’un mouvements de terrain avéré, un confinement plus important du tunnelier est envisagé pour réguler sa progression.

En 1999, lors du chantier de la ligne A, un dispositif d’évacuation préventif similaire avait été prolongé quinze jours pour les habitants du périmètre voisin, rue Pont-aux-Foulons. Le temps du passage de Perceval, le tunnelier, sous la place.

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