Aménagement

«Mesurer pour prédire et mieux concevoir la ville de demain», Laurent Husson, président de Climate City

Mots clés : Infrastructure de transports - Innovations - Lieux de travail

Née à Toulouse, la start-up Climate City a décidé de poser, sur la métropole Lilloise, son centre d’opération pour la partie Europe mais aussi son centre de recherche et développement ainsi que son centre technique qui auront, tous deux, un rayonnement mondial. Entretien avec Laurent Husson, cofondateur et président de l’entreprise qui veut accrocher des ballons au-dessus des villes pour prédire leur avenir.

Quels services Climate City va-t-il offrir aux acteurs qui font la ville ?

Laurent Husson: Nous allons exploiter des ballons et des drones placés au-dessus des villes pour récolter des données sur les phénomènes climatiques auxquels elles sont confrontées avec le changement climatique: îlots de chaleur, inondations, pollution, etc. L’objectif est de pouvoir récolter un maximum de données pour ensuite pouvoir construire des modèles prédictifs qui pourront aider les aménageurs à concevoir des projets, adaptés aux futurs aléas du climat. Où placer les espaces verts, quelle hauteur d’immeuble prévoir, quel système de transport envisager, etc., nous fonctionnerons comme un opérateur de télécommunications avec des infrastructures nous appartenant et des clients (collectivités, promoteurs, urbanistes, grands groupes, etc.) abonnés à un service fournissant données très précises et plate-forme de modélisation.

 

Ces données et services n’existent pas encore ?

L. H.: Pas à cette échelle. Les données qui seront fournies par nos instruments vont venir compléter celles qui existent déjà. Elles vont permettre une modélisation en 3D du climat urbain à moyen et long terme. Grâce aux ballons et drones placés à des hauteurs d’environ 150 mètres, nos instruments vont collecter en continu une cinquantaine de paramètres différents: vitesse vent, température, flux de chaleur entre le sol et l’atmosphère, cisaillement du vent ou rupture de la circulation du vent entre les immeubles.

 

Pourquoi avoir choisi la métropole Lilloise pour installer un centre de R&D et un centre technique qui auront un rayonnement mondial ?

L. H.: Nous allons recevoir des experts et des chercheurs du monde entier. Il nous fallait une ville proche d’un aéroport international, ce qui est le cas à Lille qui se trouve à 50 minutes en TGV de l’aéroport Charles-de-Gaulle. Il nous fallait aussi, pour tester notre système, une ville suffisamment peuplée et étendue. La métropole et ses plus de un million d’habitants correspond à la taille des villes que nous voulons équiper. La dimension climatique y est aussi intéressante à étudier et nous avons, de surcroît, le soutien de la Métropole européenne de Lille et de la région. En attendant que notre bâtiment soit construit, d’ici fin 2020, nous allons déjà, d’ici la fin de l’année 2017, installer un démonstrateur au-dessus de la métropole: un ballon équipé de nos appareils de mesures. Pour l’instant l’endroit exact n’est pas fixé mais Lille Agency travaille à nous trouver un site qui convienne à nos contraintes.

 

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