Innovation produits

Menuiseries et vitrages extérieurs : des parois désormais multifonctions

Mots clés : Menuiseries - Verre

Favoriser la luminosité, diminuer la perte de chaleur, maîtriser l’échauffement, isoler du bruit. Pour assurer sur tous les tableaux, les solutions de vitrages et de menuiseries se complexifient et gagnent en épaisseur.

Les innovations les plus significatives en matière d’enveloppe concernent aujourd’hui les menuiseries extérieures, et plus particulièrement les produits en bois, bois-aluminium et aluminium, qui atteignent les performances les plus élevées du marché grâce à l’intégration de vitrages isolants de dernière génération. Dans le secteur du bois et du bois-aluminium, de nombreux fabricants sont à même de concilier les fonctions d’isolation thermique, d’affaiblissement acoustique et de sécurité des biens ou des personnes grâce à des profilés de section plus importante. L’épaisseur standard qui se situe actuellement autour de 56 mm – elle était de 46 mm pour les premiers doubles vitrages -, s’oriente peu à peu vers le 68 mm et au-delà pour les produits à forte plus-value. Près de la moitié des produits dispose d’un coefficient de transmission thermique Uw inférieur à 1,4 W/(m2.K) en version double vitrage. Par ailleurs, le lamellé collé s’est généralisé dans la plupart des ateliers, ce qui a permis de gagner en stabilité, en coût et d’augmenter les dimensions des baies. Il est aujourd’hui possible de trouver des coulissants mesurant 12 m de large et l’on notera dans le tertiaire le récent positionnement des produits en bois-aluminium et bois sur le marché des murs-rideaux, encore réservé il y a quelques années aux seuls systèmes en aluminium.

 

Montée en performances des menuiseries extérieures

 

La filière aluminium connaît des évolutions équivalentes. Les profilés à rupture de pont thermique y sont en effet devenus la norme tandis que les épaisseurs ont augmenté, jusqu’à 90 mm dans certaines gammes. Afin de répondre à la demande du marché, les industriels ont dans le même temps donné une plus grande finesse à la face vue des montants et dormants, et développé les menuiseries à ouvrants cachés ainsi que les baies à galandage. Les dimensions et les configurations des baies continuent quant à elles de s’accroître. Spécialisé dans les projets haut de gamme, le suisse Sky-Frame présente par exemple une nouvelle baie vitrée en arc de cercle, d’une surface maximale de 8 m2, coulissant sur des rails curvilignes encastrés au sol.

Par ailleurs, et cette fois quel que soit le type de profilés, aluminium, bois, composite ou PVC, on constate l’introduction du triple vitrage dans la plupart des gammes des fabricants. Son utilisation reste encore confidentielle et limitée à la seule construction neuve passive et aux bâtiments à énergie positive, mais cette situation est appelée à changer grâce aux efforts entrepris par l’industrie du verre pour lever le principal frein technique du produit lié à son faible facteur solaire. Le triple vitrage, qui bénéficie dorénavant d’un facteur solaire de 0,62 – proche de celui d’un double vitrage classique de 0,63 sans qu’il en résulte de détérioration de sa transmission lumineuse ni de son coefficient de transmission thermique (ex : Ug=0,7 W/(m2.K) pour le TV Planitherm Lux de Saint-Gobain), devient thermiquement intéressant sur toutes les façades quelque soit leur exposition.

Très attendus sur le marché, les vitrages isolants sous vide sont de leur côté entrés dans une phase d’expérimentation. Pilkington propose depuis peu Spacia, qui prend la forme d’un vitrage trois fois plus mince et deux fois plus isolant qu’un double vitrage classique grâce au vide de 0,2 à 0,7 mm d’épaisseur aménagé entre le verre intérieur et le verre extérieur.

Une autre voie de développement concerne l’accessibilité aux personnes à mobilité réduite. Les industriels proposent de nouveaux seuils plats ou encastrés pour portes-fenêtres, des poignées spécifiques (ex : poignée sur traverse, coulissant à levage électrique), ainsi que des systèmes d’automatisation des ouvertures par télécommande ou gestion asservie à un détecteur de CO2 ou de mouvement.

 

Gros plan sur les protections solaires : les nouvelles solutions 2-en-1

 

Des avancées découlent par ailleurs de la place plus importante accordée aux fermetures et protections solaires dans les projets de construction. Permettant de jouer sur les propriétés des ouvrages vitrés en fonction des conditions climatiques et des besoins, ces éléments vont dans le sens d’une meilleure optimisation des performances énergétiques si bien qu’ils sont désormais choisis sur des caractéristiques extrêmement poussées en terme de transmission solaire, de transmission lumineuse ou de passage de l’air. Cela est vrai dans le secteur tertiaire mais également dans le résidentiel, où une approche multi-produit se met en place selon l’usage et où il devient par exemple courant de prescrire des volets dans les locaux à sommeil et des stores dans les pièces à vivre. Dans le domaine de l’habitat, les produits présents sur le marché se composent majoritairement de solutions classiques de type volets roulants, coulissants ou battants, avec une percée des stores vénitiens extérieurs, également appelés brises-soleil orientables (à ne pas confondre avec des brises-soleil) et des stores screen extérieurs, en toile tendue sur des coulisses verticales qui présentent l’avantage de ne pas battre au vent et d’avoir une bonne tenue dans le temps.

 

Encore réduite aujourd’hui, une offre multi-critères voit parallèlement le jour avec de nouvelles solutions plus complexes que les produits traditionnels, comme les systèmes 2 en 1, combinant isolation thermique en hiver, blocage des apports solaires d’été et confort visuel. Parmi celles-ci figurent des volets roulants à lames orientables (ex : Activ’home de Bubendorff), des systèmes de projection automatisée pour volets roulants (ex : Renoproj de Franciaflex, Projection de Soprofen ), ou des produits combinant volet roulant et store toile. Dans le tertiaire, les nouveautés touchent d’une part les stores intérieurs avec le développement de nouveaux tissus techniques à facteur solaire élevé et faible émissivité (ex : Satiné 5500 Low E de Mermet), d’autre part les protections mobiles extérieurs avec l’arrivée de brises-soleil de grandes dimensions pouvant comporter des lames orientables avec détection de luminosité, de solutions pliables passant de la position verticale à la position horizontale pour servir d’auvent (ex : Cilium de Renson) ou encore de stores photovoltaïques. Tout secteur confondu, l’autre grande tendance qui se confirme par ailleurs est liée à l’automatisation des protections mobiles par des systèmes de gestion intelligent via internet ou smarts phone, programmables en fonction de l’heure, de la température ou encore de l’ensoleillement (ex : Well’com de France Fermeture).

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